Un bilan enthousiasmant du premier chantier CERCLES consacré aux autorités

Ce billet fait suite à un 1er billet, paru en 2018, consacré à ce chantier lors de son lancement.

La Bibliothèque Henri-Piéron, référence pour la psychologie universitaire

Bibliothèque Henri-Piéron
BU Henri-Piéron (Bibliothèques Université de Paris)

Aujourd’hui rattachée à la Direction Générale des Bibliothèques et Musées d’Université de Paris (qui résulte de la fusion des Universités Paris Descartes et Paris Diderot), la Bibliothèque Henri-Piéron a été fondée en 1889, en Sorbonne, au sein du premier laboratoire français de psychologie. Elle est ensuite devenue celle de l’Institut de psychologie de Paris lorsqu’il fut créé par Henri Piéron en 1921.

Ainsi la bibliothèque a mis ses collections au service de la psychologie scientifique depuis la naissance même de cette discipline universitaire. En 2017,  elle est nommée “délégataire” CollEx- Persée pour les domaines de la psychologie, de la psychanalyse, des sciences cognitives et des neurosciences, sur un programme qui comprend, entre autres, la création d’un plan national de conservation partagée des périodiques (“PCPsy”) et son prolongement numérique dans Persée, ainsi qu’une campagne d’enrichissement systématique des notices d’autorité des psychologues et de leurs institutions.Savante alliance de deux dispositifs

Soucieuse de “faciliter l’accès et de favoriser l’usage des collections de bibliothèques par les chercheurs”, ce qui est l’objectif premier de CollEx-Persée, la bibliothèque Henri-Piéron souhaite avant tout travailler sur les notices d’autorité afin de renforcer la visibilité dans l’écosystème IdRef de la production scientifique en psychologie et dans les disciplines connexes. Il s’agit de corriger, d’enrichir ou de créer, le cas échéant, les notices décrivant des personnes (les chercheurs en psychologie) et des collectivités (les universités, les congrès, les laboratoires), de relier à ces autorités les notices décrivant les ressources documentaires et enfin d’enrichir d’une indexation matière de qualité les titres de périodiques en psychologie.
Pour mener ce travail dans les meilleures conditions, la bibliothèque bénéficie, dès 2018, de deux dispositifs qui vont se compléter :

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Retour sur un an de partenariat entre Mir@bel et l’Abes

Logo de Mir@belEn septembre 2020 et entre deux confinements, l’Abes devenait partenaire-veilleur au sein du réseau Mir@bel. Si la situation sanitaire n’a pas encore permis de donner la réciproque à la semaine d’immersion réalisée à l’Abes par l’un des membres pilotes de Mir@bel en mars 2020, le partenariat entre les deux structures n’a cessé depuis de prendre de l’essor. Ce billet est l’occasion de faire un bilan de cette année, riche de coopération mutuelle. Il fait suite aux deux précédents, qui en retracent la genèse :

Un partenariat orienté vers la curation des données

En devenant partenaire-veilleur du réseau Mir@bel, l’Abes s’est engagée à suivre trois ressources – la revue Arabesques, le blog technique Punktokomo et Didak’TIC, magazine réalisé par les étudiants de l’université Paul Valéry de Montpellier – pour lesquelles elle vérifie périodiquement la complétude et l’exactitude des données, informations et accès en ligne renseignés. Un suivi somme toute peu contraignant en comparaison de certains partenaires veilleurs, qui suivent plus d’une centaine de revues, mais qui s’explique par le fait que l’Abes s’implique activement dans ce partenariat sous l’angle de la curation et de la valorisation des données et des contenus.

Mir@bel met à disposition de ses membres partenaires une interface de vérification des données, où des requêtes habillées permettent de repérer un certain nombre d’éléments à vérifier et à corriger, parmi lesquels des liens erronés, des titres pour lesquels la mention d’édition est manquante ou des titres indexés dans ROAD  (Répertoire des ressources scientifiques et universitaires en accès libre, développé par le Registre de l’ISSN en collaboration avec la division Information et Communication de l’UNESCO) ou dans le DOAJ  (Directory of Open Access Journals) sans qu’un accès en ligne soit signalé.

Mir@bel propose également des points de vérification développés spécifiquement à l’attention des membres du service des Ressources Continues (SRCO), en charge à l’Abes de la gestion et du développement des données descriptives des ressources continues et de leurs accès. Ainsi, en un an, le SRCO a effectué plus de 700 interventions (modifications ou ajouts) directement sur des données du portail Mir@bel, dont une partie seulement est issue de la consultation de l’interface de vérification des données de Mir@bel : en effet, la mise en place de nombreux alignements et flux d’échanges de données a permis de développer en parallèle un circuit automatisé de vérification et d’amélioration réciproque de ces données.

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KaliDoS, un outil de vérification des règles de catalogage bibliographique – partie 2

Ce billet est le second d’une série de deux :
1. la partie 1 détaille la modélisation des règles de vérification
2. la partie 2 détaille l’architecture de l’application et ses interfaces

Afin d’améliorer la qualité de son catalogue et de rendre le contrôle qualité des notices bibliographiques plus efficace, le SCD de l’UCBL a souhaité se doter d’un outil de diagnostic, KaliDoS (Qualité des Données du Sudoc). Après une présentation sur la modélisation des règles, nous décrivons dans ce second billet l’architecture de KaliDoS ainsi que les fonctionnalités et les interfaces de l’application.

Architecture de KaliDoS

L’application suit une architecture client-serveur : sur la figure suivante, le serveur stocke les jeux de règles et les résultats dans des fichiers JSON. En plus de la présentation des interfaces, le côté client est en charge d’exécuter le contrôle qualité, après avoir récupéré les notices auprès de deux fournisseurs (IdRef et Sudoc) ainsi que le jeu de règles depuis le serveur. La dockerisation facilite le déploiement de l’application ainsi que son redémarrage en cas d’arrêt critique.

Architecture de KaliDoS

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KaliDoS, un outil de vérification des règles de catalogage bibliographique – partie 1

Ce billet est le premier d’une série de deux articles :
1. la partie 1 détaille la modélisation des règles de vérification
2. la partie 2 détaille l’architecture de l’application et ses interfaces

Chaque année, l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) signale, en moyenne, 23 000 nouveaux titres dans le Sudoc, dont environ 5 000 qui nécessitent la création d’une notice bibliographique et sont, pour la plupart, des ‘unicas’ (documents possédés uniquement par le SCD de l’UCBL, par exemple des thèses, des mémoires, des fonds anciens numérisés).
La qualité de ces notices bibliographiques est primordiale pour garantir l’accès aux ressources. Pourtant, peu d’applications existent pour faciliter le contrôle qualité. De plus, elles sont non exhaustives voire obsolètes du fait de l’évolution des règles de catalogage.
En collaboration avec le SCD, un groupe de six étudiant.e.s du Master 2 « Technologies de l’information et du web » de l’UCBL a donc été chargé de développer une application, nommée KaliDoS (Qualité des Données du Sudoc), permettant de détecter, parmi un lot de notices, celles qui ne respectent pas un ensemble de règles.
La modélisation des règles à appliquer pour valider (ou non) les notices constituait un des enjeux majeurs de ce projet.

Modèles de règles

L’un des défis pour l’implémentation de KaliDoS réside dans la gestion des règles, que ce soit pour leur représentation ou leur utilisation. Différents types de règles ont été identifiés. Cette catégorisation permet de rendre générique la définition de ces règles, et donc d’en ajouter plus facilement.

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Cidemis version 3.0.0 : des améliorations à l’écoute des besoins des utilisateurs


logo CidemisEn production depuis 2015, l’application professionnelle CIDEMIS – Circuit des Demandes ISSN est un outil de workflow dédié aux demandes de correction/numérotation ISSN des ressources continues signalées dans le Sudoc. Il a été conçu afin de fluidifier les échanges entre les bibliothèques membres des réseaux Sudoc/Sudoc-PS, le CIEPS et les différents Centres ISSN, notamment le Centre ISSN France. Les modalités de collaboration entre le CIEPS et l’Abes, de fait antérieures à la création de l’Abes, ayant été détaillées dans un précédent billet Punktokomo, il n’en sera donc pas question dans le présent billet.

Rappelons que Cidemis a été conçue initialement comme une application « one shot » – c’est-à-dire non susceptible d’évolutions majeures mais pour laquelle des améliorations peuvent être apportées pour répondre aux besoins exprimés par ses utilisateurs professionnels. Dans cet esprit, au cours de l’hiver 2018, certaines évolutions ont été réalisées principalement en vue d’améliorer le confort d’usage des catalogueurs de la BnF et du centre ISSN France, qui traitent à eux seuls plus de la moitié des demandes.

Il restait cependant à développer certaines améliorations demandées à plusieurs reprises par les responsables des Centres du Réseau Sudoc-PS, principaux utilisateurs de Cidemis en dehors du CIEPS et des centres qu’il coordonne. De plus, victime de son succès, et du nombre de demandes enregistrées, il fallait songer à «apurer» la base en archivant un certain nombre de demandes, un archivage prévu dès l’origine par les concepteurs de Cidemis comme devant être régulièrement pratiqué.

Enfin, même si l’opération est a priori transparente pour les utilisateurs, Cidemis devait bénéficier de la réécriture d’une large partie de son code, en vue d’en améliorer la portabilité et de la rendre conforme aux principes du schéma directeur informatique de l’Abes.

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Nouvel import Sudoc : les notices du catalogue Général de la BnF par son service SRU

en résumé : les nouvelles notices du Catalogue Général de la Bibliothèque nationale de France (BnF) sont dorénavant importées de façon hebdomadaire. Le workflow mis en place par l’Abes permet leur récupération en interrogeant le service SRU (Search Retrieval via URL) de la BnF, leur traitement et leur enrichissement. Le périmètre de l’import de notices BnF s’élargit puisque les notices descriptives des documents cartographiques, les pré-notices et les notices multimédias multisupports sont également chargées en base de production. 

Jusqu’à présent, l’import des notices issues de la BnF était effectuée lors de chargements bimensuels par la récupération des fichiers déposés sur leur serveur. Depuis janvier 2021, ce chargement est remplacé par un import automatique hebdomadaire programmé chaque  mardi qui s’appuie sur  le service SRU de la BnF.

Périodicité et périmètre de l’import

Périodicité

Grâce aux workflows mis en place, les notices issues de la BnF sont versées, enrichies et mises à jour chaque semaine dans la base de production du Sudoc.

Périmètre de l’import

Ce flux conserve le périmètre de l’import bimensuel initial (monographies imprimées, ebooks, enregistrements sonores musicaux et non musicaux, documents audiovisuels). En outre, ce chargement concerne de nouvelles données : les notices des documents cartographiques et des documents multimédias multisupports ; les pré-notices.

à noter : cet import ne concerne pas les notices de périodiques, récupérées grâce à l’import ISSN ni  les autorités qui ne sont pas chargées par ce flux. 

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Signalement dans le Sudoc des microfiches de thèses produites par l’ANRT

Pendant près de quarante ans, l’Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT), intégré depuis 2018 à l’Université de Lille, a constitué le maillon central de la reproduction et de la diffusion des thèses de doctorat au niveau national. L’opération consistait à microficher l’exemplaire de thèse imprimée reçue à l’atelier, à dupliquer les microfiches obtenues puis à les expédier aux bibliothèques de l’ESR afin de permettre la consultation sur place. Aujourd’hui, la collection complète des « microfiches-mères » est conservée à l’Université de Lille.

De 1972 à 2017, plus de 240 000 documents ont ainsi été microfichés, reproduisant aussi bien des thèses de doctorat d’État, de 3ème cycle, d’université, des mémoires de DEA ou de DESS, que des thèses «nouveau régime» (i.e. soutenues après la réforme du doctorat de 1984), ce qui constitue un vaste patrimoine scientifique, présent dans de nombreuses bibliothèques et encore largement utilisé.

Malheureusement, et bien que plusieurs établissements aient exprimé le besoin d’exhaustivité du signalement des microfiches dans le Sudoc, celui-ci est resté jusqu’ici très lacunaire : à peine une microfiche sur 3 était signalée. Lorsque la production de microfiches était en cours, cela aurait supposé pour y parvenir de construire des passerelles automatisées entre la base de données de l’ANRT et le Sudoc. Sur une collection circonscrite, le signalement exhaustif est bien entendu plus simple à mettre en oeuvre. Ainsi, lorsque la production de microfiche a cessé en 2017-2018, c’est donc assez naturellement que l’idée de ce chantier a émergé.

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Bilan des chantiers « qualité » menés dans les établissements pendant le confinement (printemps 2020)

De mars à juin 2020, la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a contraint les bibliothèques à fermer leurs portes, à généraliser le télétravail et à ré-organiser leurs services.
Cette période de confinement a placé des catalogueurs dans une situation paradoxale, avec des outils à disposition (WinIBW, Calames Prod, IdRef, Paprika…), une gamme de webservices mais peu ou pas de nouveautés à cataloguer.
L’Abes a donc proposé aux membres des réseaux Autorités, Calames et Sudoc des chantiers d’enrichissement et de correction de données existantes, en fournissant, en plus de l’accès aux outils, des conseils méthodologiques pour encadrer, coordonner et réaliser ces chantiers réalisés sur la base du volontariat.

Plus que de lutter contre le désœuvrement, il s’agissait sans doute, pour ces établissements,  volontaires et convaincus de l’intérêt de proposer un catalogue aux données de qualité, de consacrer enfin du temps à un travail d’enrichissement nécessaire, prévu de longue date mais sans cesse repoussé par manque de disponibilité.

Certains établissements se sont fait connaître sur ces chantiers : demandes de précisions, présentation de leur organisation ou de leur méthodologie, communication d’un bilan. D’autres ont œuvré dans l’ombre*.
Nous ne citons ici que quelques-uns d’entre eux, pour illustrer le travail qui s’est fait, mais l’Abes remercie et félicite tous ceux qui ont œuvré à améliorer la qualité et la structuration des données.

Voici les initiatives connues de l’Abes réalisées pendant le confinement.

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Début d’un partenariat entre l’Abes et le réseau Mir@bel

Mir@bel, portail de signalement des périodiques

Logo de Mir@belNé en 2009, le réseau Mir@bel est porté par 4 établissements pilotes : l’ENTPE (Ecole de l’aménagement durable des territoires), la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (sous l’égide du Réseau national des Maisons des sciences de l’homme), Sciences Po Grenoble et Sciences Po Lyon.

Il a pour vocation de valoriser les contenus des périodiques scientifiques accessibles en ligne, à travers un portail offrant, pour chaque revue référencée, un ou des accès au titre et ses contenus, avec l’objectif de faciliter le rebond vers la ressource qui intéresse l’usager. Actuellement, 7 500 revues sont référencées, et plus de 80 000 liens extérieurs sont proposés. Par le terme « revue », Mir@bel désigne en réalité l’ensemble de l’environnement numérique et bibliographique d’une revue, tous titres et supports confondus : c’est ce que nous appelons, dans le vocabulaire propre à l’Abes, une métarevue. Afin de favoriser la science ouverte, Mir@bel souhaite proposer des services aux chercheurs, tels que l’indication du positionnement de chaque revue vis-à-vis de l’Open Access et des APC (Article Processing Charges), grâce aux données du DOAJ (Directory of Open Access Journals) et des éditeurs, et apporter également des informations sur la politique éditoriale via des liens vers la base de données Sherpa/RoMEO 1 .

Fer de lance en matière de signalement global de l’Open Access, Mir@bel se base – entre autres – sur les revues recensées dans le DOAJ, pour valoriser celles qui sont librement accessibles.

Pour en savoir plus sur le réseau Mir@bel, vous pouvez visionner cette courte vidéo de présentation.

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AlgoLiens web : Bordeaux Montaigne fait contre mauvaise fortune (sanitaire) bon cœur (catalographique) et propose à qui veut de lui emboîter le pas (qualitatif)

Logo Université Bordeaux MontaigneDepuis le 16 mars 2020, du fait de la pandémie du Covid-19, toutes les bibliothèques universitaires ont fermé leurs portes, les personnels étant invités à travailler depuis chez eux dans la mesure du possible. Au sein des établissements Sudoc, cette situation inédite a donné lieu au lancement de nombreux chantiers Qualité des données, bénéficiant – autant que possible – de l’accompagnement de l’Abes.

Ainsi du SCD de l’université Bordeaux Montaigne qui, dès la première semaine de confinement, a incité l’ensemble de ses catalogueurs à mener des chantiers qualité et a choisi de s’adosser sur le webservice AlgoLiens en tant qu’outil de diagnostic. Cependant, AlgoLiens n’étant pas utilisé par les catalogueurs de manière quotidienne,  il a fallu envisager soit de former les collègues à distance, soit d’engager des développements pour leur simplifier la tâche. La deuxième option a été retenue.

Ce billet écrit de concert  raconte la genèse et présente “AlgoLiens web”, service développé par Sylvain Machefert, initialement pour le propre usage du SCD de l’Université Bordeaux Montaigne, mais désormais à disposition -via le GitHub de l’Abes- des établissements Sudoc qui souhaitent l’utiliser pour leurs propres chantiers Qualité.

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