Chantier BACON – partie 1 : liage du Sudoc et de BACON par les PPN

Logo BaconS’appuyant sur les résultats du 1er volet de l’enquête BACON-Usages de la Base de connaissance publiés en décembre 2019, l’Abes s’engage dans un plan de développement de services ambitieux pour BACON

Vers un nouveau paradigme

Dans la logique du projet BACON initial, l’Abes s’est jusqu’à présent concentrée sur la sensibilisation, tant des professionnels des bibliothèques que des éditeurs scientifiques, autour de la qualité des métadonnées associées aux ressources électroniques, nécessaire pour en garantir le signalement et l’accès. Dans une démarche volontariste, l’Abes a veillé au renforcement des échanges entre éditeurs scientifiques et établissements documentaires, coordonnant certains chantiers Qualité. S’il n’était initialement pas prévu de lancer de chantier de correction (lire le billet Punktokomo à ce sujet), avec plus de 800 bouquets – et autant de fichiers KBart à disposition, cette démarche ne s’avère plus vraiment adaptée pour garantir la pertinence (qualité et fraîcheur) des métadonnées disponibles. Aussi, après avoir éprouvé cette méthode pendant près de cinq ans, ainsi que la labellisation de bouquets fournis par les éditeurs, les limites de ce dispositif semblent désormais atteintes.

Afin de garantir la qualité et la fiabilité des métadonnées, il est nécessaire de se doter de méthodes communes, de moyens automatisées, de workflow adaptés, autant d’opportunités pour harmoniser les pratiques collaboratives et contributives indispensables pour alimenter le « vaste entrepôt des métadonnées de l’ESR. » que constituent les différentes bases de données gérées par l’Abes. Grâce aux évolutions apportées, BACON devrait être en mesure de mieux aider au quotidien les professionnels dans la gestion courante des métadonnées de ressources électroniques, de la façon la plus adaptée et la moins chronophage possible. 

Injection des identifiants PPN-Sudoc dans tous les exports de données BACON

Depuis début 2018, les identifiants (n°PPN) des notices Sudoc sont disponibles dans les exports de données BACON aux formats .xml et .json. Jusqu’à présent, cette information était absente des exports au format .txt, un manque en termes fonctionnels identifié dans les résultats de l’enquête.

C’est désormais chose faite : l’identifiant n°PPN  Sudoc est disponible dans les exports au format .txt des données BACON. Ceci se traduit, dans les fichiers KBart, par une colonne supplémentaire intitulée « bestppn » qui s’ajoute aux 25 autres champs prévus par la Recommandation NISO RP-9-2014, KBART – Knowledge Bases and Related Tools Recommended Practice.

Uniquement des PPN de notices de ressources électroniques

La sélection du n° PPN le plus pertinent reposait jusqu’alors sur les critères suivants : « Ce PPN est le PPN de la notice « électronique » la plus récente (basé sur le numéro d’ordre de la notice) ou, en l’absence de celle-ci, le PPN de la notice « imprimé » la plus récente. Par défaut, en cas de plusieurs PPN associés à un identifiant, le PPN de la notice la plus récente est indiqué dans BACON. »

De ce fait, les n° PPN pouvaient correspondre à une notice Sudoc de ressource électronique mais aussi à celle de sa version imprimée, sans que cela ne soit explicité clairement, ce qui engendrait un certain nombre d’incohérences et de dysfonctionnements potentiels.

Pour sortir de cette ambiguïté, désormais seuls les n°PPN renvoyant à des notices de ressources électroniques sont sélectionnés puis exportés. Cette première étape est effective dès ce jour. 

Précisions : Les n°PPN sont récupérés à partir des valeurs du champ KBart « online_identifier ». Ce qui signifie, en l’état actuel, que si le champ « online_identifier » est erroné et contient, par exemple, un identifiant de ressource imprimée, le n°PPN exposé correspondra à une notice de ressource imprimée. Dans le cas de réponses renvoyant plusieurs n°PPN, ceux-ci sont triés par « date de création » afin d’afficher le plus récent.

Des critères encore à affiner, des règles à harmoniser

Profitant de l’opportunité de ce chantier, il a été décidé d’améliorer la pertinence des informations disponibles selon les principes de fiabilisation et réciprocité des données.

Au sein du Département Métadonnées et Services aux Réseaux, le Service Monographie, Archives et autres Ressources et le Service des Ressources Continues vont réfléchir à l’amélioration de ces règles de sélection ainsi qu’aux méthodes les plus adaptées pour traiter -rétrospectivement et au fil de l’eau- les anomalies repérées.

Un programme de travail fonctionnel et méthodologique

Le plan de développement de BACON prévoit d’optimiser les flux et interactions entre les données du Sudoc et celles de BACON. D’ordre méthodologique et fonctionnel, les étapes de ce programme de travail constituent autant de « User Cases ».

Le programme de travail s’appuie sur les objectifs et principes suivants : 

  • Une ressource dans BACON correspond à une notice dans le Sudoc 
  • Automatisation et réciprocité des process entre le Sudoc et BACON :
    • correction et enrichissements des données KBart dans BACON à partir des données Sudoc 
    • enrichissement des données Sudoc par le signalement systématique des ressources disponibles via BACON

Points d’étapes envisagés

L’analyse des données et le développement de règles et de processus appropriés pour les différents cas de figure envisagés sont autant de chantiers qui seront menés, dans la mesure du possible, en méthode agile.

1 – S’assurer que la valeur du champ KBart « online_identifier » renvoie bien à une notice de ressource électronique. Dans le cas contraire, deux cas de figure :

  • la valeur initiale est erronée dans le fichier KBart source
  • le type de support associé à la notice Sudoc est mal renseigné

2 – Identifier les PPN des notices de ressources électroniques présentes dans BACON, pour lesquelles la valeur du champ KBart « online_identifier » est erronée ou vide mais dont l’identifiant de la version imprimée (colonne « print_identifier ») est correctement rempli. Dans ce cas, soit :

  • la notice Sudoc « version imprimée » comporte une zone 452 ou 456: le n° PPN de la notice liée sera automatiquement récupéré pour alimenter BACON et l’identifiant de la ressource électronique sera corrigé ou implémenté dans les données BACON.
  • la notice Sudoc « version imprimée » ne comporte pas de liens dans les zones 452 ou 456 : une notice Sudoc de la ressource « version électronique » sera produite automatiquement à partir de la notice de la « version imprimée » et des informations contenues dans le fichier KBart.

Pour réaliser cette dernière action, l’équipe BACON s’appuiera notamment sur la méthodologie mise en œuvre dans le cadre  du traitement automatisé des notices (livres -imprimés et ebooks-) de l’éditeur Oxford University Press (lire le billet Punktokomo à ce sujet).

3Quid des ressources présentes dans BACON mais reliées à aucun n° PPN Sudoc ?

  • les identifiants ne sont pas – ou mal – renseignés dans le fichier KBart source (métadonnées fournies par les éditeurs, diffuseurs, bases de connaissance libres). Ce cas relève d’un signalement non-optimal et sera traité automatiquement et systématiquement par le développement et l’amélioration des workflows de BACON.
  • les ressources ne possèdent aucun identifiant conforme à la recommandation KBart (ISSN et ISBN). Plus complexe, ce cas pourrait néanmoins être solutionné en s’appuyant sur une recherche dans le Sudoc combinant plusieurs éléments (titre, auteur, dates). Cette méthode sera étudiée plus avant.

De prochains billets Punktokomo reviendront plus en détail sur les différents chantiers en cours.  

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Alignement dans IdRef des contributeurs du catalogue éditeur de l’IFAO – Institut Français d‘Archéologie Orientale

Sous la tutelle du MESRI – Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, l’École française d’Athènes, l’École française de Rome, l’Institut français d‘archéologie orientale du Caire, l’École française d’Extrême Orient et la Casa de Velázquez sont régis par un décret commun depuis 2011. Dans les aires géographiques et les domaines scientifiques propres à chaque école, les cinq EFE – Écoles Françaises à l’Étranger ont pour mission de développer la recherche fondamentale sur le terrain et la formation à la recherche. Elles sont également maisons d’édition. C’est sous l’angle de ce pan d’activité qu’a été menée l’opération d’identification fiable et pérenne d’auteurs relatée dans ce billet.

Depuis 2015, les 5 Écoles françaises à l’étranger (EFE) ont lancé un projet de catalogue commun de leurs publications afin de favoriser leur visibilité à partir du site web des EFE et de répondre à des besoins communs de distribution. Pour construire ce catalogue commun, fédérant les 5 catalogues sous ONIX V3 et qui rassemblerait au total environ 10 000 contributeurs, il est apparu essentiel d’identifier de manière univoque et pérenne les personnes sous les mentions d’auteurs, et par là même aussi de désambigüiser les appellations homonymes – cas particulièrement courant dans les pays arabes.

Avec l’idée d’une méthodologie réplicable aux 4 autres EFE, il a été convenu que l’IFAO du Caire initie cette tâche en s’adressant à l’Abes pour l’aider à aligner les contributeurs IFAO avec le référentiel IdRef.

Une perspective plus globale encore est de pouvoir disposer à terme d’une identification pérenne de l’ensemble des acteurs de la recherche dans les EFE, qu’ils aient contribué aux publications (papier ou électroniques), aux bases de données documentaires en ligne, aux archives scientifiques ou aux travaux en cours.

Pourquoi IdRef ?

  • Parce que la majorité des contributeurs aux publications des EFE sont français et qu’IdRef est le réservoir de notices autorités noms de personnes qui propose la couverture la plus étendue relativement aux auteurs français.
  • Parce que les données présentes dans IdRef sont le fruit du travail des professionnels du signalement documentaire de niveau universitaire et par conséquent de très bonne qualité.
  • Parce qu’IdRef est un fichier ouvert, collaboratif et mutualisé dans lequel les bibliothèques des EFE produisent à la source, et que cela a pour corollaire d’assurer à l’opération sa participation à l’enrichissement du « pot commun ».
  • Parce que l’Abes propose un service dédié d’identification des personnes en faisant tourner un algorithme spécifique : développé en marge de Qualinca, cet outil d’identification automatisée à l’aide d’heuristiques prend appui sur les données d’autorité et bibliographiques liées du Sudoc.
  • Parce que l’Abes propose un service d’alignements inter-référentiels à travers le webservice idref2id, à partir d’un identifiant IdRef (ORCID, ISNI, VIAF, IdHAL, etc.).

Tests et ajustements : fourniture des données d’entrée à l’Abes

Chaque année, environ trente publications scientifiques – aussi bien revues que monographies –  sortent des presses de la maison d’édition de l’IFAO créée en 1889.

Dans un premier temps, le service informatique de l’IFAO a fourni à l’Abes à partir de son catalogue (MySQL/PHP) un corpus de près de 400 fichiers au format XML (schéma XML fourni par l’Abes) correspondant aux contributeurs des monographies de l’IFAO encore disponibles. Ce schéma comporte notamment la liste des collections dans lesquelles chaque auteur a contribué, ainsi que sa fourchette chronologique et ses co-contributeurs. Ces données sont extraites et consolidées depuis le catalogue général par des requêtes SQL.

Cet envoi a été précédé d’un nettoyage et dédoublonnage de la base de données locale, d’un enrichissement des métadonnées pour optimiser le fonctionnement du programme de l’Abes (notamment l’ajout des codes rôles UNIMARC), puis d’un test réalisé à partir de trois auteurs : un prolixe ; un moins prolixe et un troisième, égyptien, au nom translittéré- selon la norme DIN-31635 dite «Arabica» utilisée par le pôle éditorial de l’IFAO.

Le test a permis de souligner la nécessité d’un nettoyage de la zone « titre » dans le fichier XML, de résoudre un léger problème de mapping avec la norme ISO 233-2 de translittération pour les caractères arabes utilisée à la BnF et dans le Sudoc et, pour favoriser le dédoublonnage des titres non effectué sous XML, d’un envoi parallèle des contributions de chaque auteur sous .csv (une ligne par contribution).

Corpus « auteurs de monographies » : retour des données  enrichies de candidats IdRef

L’Abes limitant volontairement la fourniture d’alignements à ceux répondant à un taux de précision très élevé (résultats d’heuristiques fortes, seules ou combinées), le taux de couverture de 94 % obtenu a été une excellente nouvelle, sans pour autant être une surprise dans la mesure où la plupart des publications de l’IFAO sont déjà présentes dans le catalogue Sudoc.

L’Abes a renvoyé les résultats sous forme de fichier .xls enrichi de colonnes contenant des commentaires ou des informations pour aider l’IFAO à mieux identifier les auteurs, à créer une nouvelle autorité le cas échéant, et à intervenir de façon ciblée dans les notices pour les enrichir.

Les 6 % d’entrées non identifiées résultent soit d’informations non concordantes entre la source (catalogue IFAO) et la cible (IdRef), soit de l’absence pure et simple de notice dans IdRef :

  • 5% des notices ont été recherchées dans IdRef et Sudoc (recherche de notices bibliographiques sans lien à l’autorité dans WinIBW : exemple entrée Gomaa, Ahmed) 
  • 1% n’ont pas donné lieu à une proposition car absentes d’IdRef et du Sudoc 
  • quelques notices IdRef ont été enrichies d’informations complémentaires pour conforter une identification estimée seulement comme « probable »

Traitement manuel du reliquat

Cette phase de recherche manuelle prend le relais de la phase « machine » et le traitement du reliquat a pour objectif d’aboutir à l’aiguillage, sans doute possible, des auteurs dans l’une ou l’autre des catégories :

  • auteur présent dans IdRef : l’identification est menée à bien 
  • auteur absent dans IdRef : l’identification est assurée par création de la notice manquante.

Ce travail a été mené conjointement par le responsable informatique et le Correspondant Autorités IFAO auprès de l’Abes. Après vérifications, les 6 % du reliquat étaient bien dans le Sudoc. Au final, les 411 auteurs du corpus ont ainsi été intégralement identifiés et leurs identifiants intégrés au catalogue éditeur de l’IFAO, ce qui permet d’établir un rebond à partir du site vers la notice IdRef correspondante et de regrouper l’ensemble des publications  de chacun des auteurs

Parallèlement, le catalogue des publications IFAO a été modifié et affiche désormais l’IdRef des auteurs, ce qui permet de rebondir vers leur notice :

Corpus « auteurs d’articles »

En parallèle, le service informatique a préparé un second corpus constitué uniquement d’articles des deux principaux périodiques de l’IFAO, le Bulletin de l’IFAO et les Annales Islamologiques, généralement absents du Sudoc du fait de la rareté des dépouillements de périodiques et d’ouvrages collectifs.

Ce second envoi, effectué fin septembre 2019, comportait cette fois 982 auteurs d’articles d’égyptologie, d’archéologie égyptienne ou d’études arabes, parmi lesquels un nombre important d’auteurs égyptiens ayant écrit un article en arabe.

Comme prévisible, le taux de recouvrement est moins élevé que pour le premier envoi. Il faut distinguer cependant le taux de recouvrement des personnes « uniques », qui atteint 50,5 %, de celui des mentions d’auteurs (certains auteurs étant auteurs de plusieurs publications) qui s’élève à 64 %, ce qui apparait comme très satisfaisant. Le taux de fiabilité des alignements demeure donc élevé pour la quasi-totalité des alignements fournis bien que, dans quelques cas, il a été volontairement relâché pour donner lieu à des « propositions » dès lors que des facteurs de rapprochement existent sans pour autant constituer des éléments probants.

Pour 2% des entrées, les « non réponses » résultent de la non reconnaissance par l’algorithme de certains caractères (caractères non latins) et, comme pour le premier envoi, la recherche manuelle prend le relais de la machine. Une des sources d’identification utilisée alors par l’IFAO est le Who’s Who Egyptology, complété de Worldcat et du catalogue de la bibliothèque, enfin des informations disponibles au sein du pôle éditorial et dans différents services.

Création semi-automatisée dans IdRef

Une fois que l’IFAO aura déterminé, après recherches manuelles dans IdRef, le corpus définitif des entrées non identifiées (probablement plus de 400 auteurs), l’Abes se propose de les créer par lot plutôt qu’individuellement par le Correspondant Autorités. Si les champs extraits du catalogue sont suffisants pour la création des notices d’autorité manquantes, l‘IFAO s’engage à fournir des informations biographiques succinctes pour les auteurs ayant été en poste au Caire, et a minima de préciser le champ disciplinaire des autres auteurs : autant de données précieuses pour établir des notices d’autorité de qualité supérieure.

Suites immédiates et perspectives prochaines

Il a été convenu en interne que le responsable du pôle éditorial crée la fiche auteur dans la base de données locale gérant le catalogue des publications IFAO, et signale au Correspondant Autorités tout contributeur absent d’IdRef afin que celui-ci crée la notice dans le Sudoc (via IdRef ou WinIBW peu importe) et fournisse au pôle éditorial l’identifiant IdRef tant attendu. En retour, le Correspondant Autorités a accès à cette base Auteurs afin d’en récupérer des éléments biographiques l’assistant à désambiguïser les auteurs sur IdRef.

Avec l’avancée du déploiement aux autres catalogues, le flux ONIX du catalogue IFAO contenant les IdRef permettra de désambiguïser les auteurs communs (élément ONIX : Contributor/NameIdentifier/IDValue) et cette vérification sera implémentée dans l’agrégateur développé pour le portail des EFE. 

Les prochaines phases prévues devraient étendre le travail de prospection en 2020 aux revues Bulletin de la céramologie égyptienne et Bulletin critique des Annales islamologiques, à l’occasion de leur versement dans Persée, pour un total de près 1 000 auteurs.

En parallèle, l’IFAO a débuté l’identification des auteurs d’archives scientifiques, essentiellement depuis 1971, date de création du service archives et collections à l’IFAO : carnets de fouilles manuscrits, photographies, plans (…), soit un corpus d’environ 350 auteurs dont, jusqu’à présent 160 n’ont pas été identifiés dans IdRef. En amont, il procède également à l’identification des chercheurs contribuant à ses opérations scientifiques dès leur phase de démarrage, et donc auteurs futurs d’articles ou de monographies.

Enfin, est à l’étude l’interfaçage de la base d’auteurs de l’IFAO avec IdRef (création de notices, contrôles d’intégrité) grâce aux APIs IdRef. A suivre donc !

Agnès Macquin, directrice de la bibliothèque de l’IFAO

Christian Gaubert, responsable du service informatique de l’IFAO

Anna-Maria Papanikitas, correspondante Autorités IFAO

 

 

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De l’accord au contrat : le groupement de commandes Elsevier à la loupe

En complément du billet Fil’Abes au sujet de l’accord Elsevier 2019-2022 (Complete Freedom Collection (CFC), Bibliothèque médicale française (BMF) et Cell Press), les équipes de l’Abes proposent une analyse plus poussée de certains aspects techniques du contrat.

Tout d’abord, comme pour les autres groupements portés par l’Agence, le rôle de l’Abes en tant que coordonnateur du groupement de commandes Elsevier, inclut plusieurs volets. Côté établissements, le plus visible reste le volet financier – rédaction des conventions, calendrier de facturation, relances… – mais il s’agit là seulement de la pointe de l’iceberg.

En effet, les équipes de l’Abes participent, en collaboration avec le consortium Couperin.org, aux discussions menées avec l’éditeur ; en véritable cheville ouvrière, elles gèrent de nombreux aspects de la relation avec l’éditeur, notamment pour retranscrire en clauses contractuelles les principes sur lesquels les négociateurs et l’éditeur sont tombés d’accord et pour assurer, sur toute la durée du groupement, l’exécution du marché.

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SudocToolkit, une application pour faciliter l’utilisation des web services de l’Abes

Cet article est proposé par Géraldine Geoffroy (SCD Université Nice Sophia Antipolis) en tant que porteuse de l’application SudocToolkit,  première contribution partagée via la toute récente communauté Github « abes-esr« . Qu’elle en soit ici vivement remerciée !

Lors d’une session parallèle des dernières Journées Abes (2019), l’équipe informatique de l’Abes a présenté son projet de co-construction d’applications, basé sur l’ouverture des codes sources et le respect des méthodes de l’open source pour le développement et la diffusion des applications, web services, prototypes etc… C’est un changement de braquet notable sur le chemin de la collaboration intra-réseau… et maintenant que l’Abes a fait le premier pas, c’est à nous, membres des réseaux – “bibliothécaires-systèmes” des BU (pour reprendre la terminologie de l’Abes) – d’emprunter le même chemin en partageant, autant que faire se peut, dans un espace commun les codes des applications que nous développons autour des données du Sudoc (et d’Idref, et de theses.fr…), dans et pour nos établissements respectifs.

C’est chose faite pour le SCD de Nice avec la création d’une team azur-scd dans l’espace Github abes-esr, et le transfert d’une première application répondant au nom de SudocToolkit.

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L’Abes soutient la recherche en humanités numériques (2) : retours sur une coopération fructueuse avec le LARHRA

NB – Ce billet prolonge et détaille le billet FilAbes publié à la même date.

Le 1er juillet 2019, le conseil d’administration de l’Abes a validé la convention de coopération entre l’Abes et le LARHRA – Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (UMR CNRS 5190) situé à Lyon et à Grenoble.

Cette convention formalise une coopération déjà ancienne qui, depuis 2014, vise à promouvoir la réflexion et les actions en faveur de l’interopérabilité des données. Ainsi du projet  Siprojuris – Système d’information des professeurs de Droit (1804-1950), dans lequel les éléments descriptifs des professeurs de droit référencés ont été nativement enrichis par un identifiant IdRef, ce qui permet d’accéder, par rebond, aux références bibliographiques associées dans le Sudoc, comme l’illustre la page ci-dessous

 

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Comment favoriser la co-construction d’applications au sein des réseaux de l’Abes ?

Crédits Pixabay

Lors des Journées Abes 2019, la session parallèle  intitulée “Comment faciliter la co-construction d’applications au sein des réseaux de l’Abes ?” a donné l’occasion de riches échanges avec la centaine de participants présents.

 

Retours d’expérience

ezPAARSE

Dans un premier temps, l’équipe ezPAARSE a montré comment les principes de contribution au logiciel libre ont été exploités – au sein de la communauté de l’ESR et au-delà – lors de la co-construction d’ezPAARSE,  logiciel destiné à l’analyse des logs d’accès aux ressources électroniques des bibliothèques. – voir la présentation

 

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Une politique informatique ouverte pour l’Abes

En ce mois de juin 2019, le schéma directeur informatique est en cours de définition à l’Abes. Venant en soutien au projet d’établissement 2018-2022, ce schéma, entre autre thèmes abordés, promeut l’ouverture des codes sources des applications développées pour les réseaux de l’Abes. Voici les principaux gains attendus  :

  • faciliter les échanges et les partages
  • faciliter les innovations collaboratives qui peuvent se traduire par la co-construction d’applications au sein des réseaux de l’Abes
  • améliorer la qualité et la sécurité logicielle par la transparence
  • valoriser les réalisations techniques

Un Git Hub pour l’Abes et les établissements

L’Abes décide d’ouvrir les codes sources de toutes les applications qu’elle développera à partir de maintenant pour les réseaux de l’Abes. Ces codes sont et seront versés sur la très populaire plateforme GitHub pour en maximiser la visibilité et faciliter la collaboration. L’organisation Github se nomme « abes-esr », elle est accessible ici :

https://github.com/abes-esr/

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CERCLES : bilan du chantier AMS

Le chantier CERCLE « AMS – American Mathematical Society »

Description du corpus

Crédit image : David Stewart

Plusieurs bibliothèques membres du RNBM acquérant des collections d’ebooks publiées par l’American Mathematical Society (AMS), trois d’entre elles ont choisi de participer à un chantier commun CERCLES AMS. Ce travail de correction et d’enrichissement de notices concernait un total de 2760 notices d’ebooks, et presque autant de monographies imprimées.

Le chantier a été circonscrit aux 13 collections disponibles en ebooks au moment de l’ouverture du chantier (l’éditeur a publié depuis de nouvelles collections)

  1. Mathematical Surveys and Monographs (1943 – 2015) : ​SURV​ 215 notices
  2. Graduate Studies in Mathematics (1993-2013) : ​GSM​ 127 notices
  3. Student Mathematical Library (1999-2015) : ​STML​ 73 notices
  4. University Lecture Series (1989-2015) : ​ULECT​ 63 notices
  5. Memoirs of the AMS (1950-2015) : ​MEMO​ 1141 notices
  6. Proceedings of Symposia in pure Mathematics (1959-2015) : ​PSPUM ​117 notices
  7. Proceedings of Symposia in Applied Mathematics (1949-2014) : ​PSAPM​ 73 notices
  8. Contemporary Mathematics (1980-2015) : ​CONM​ 665 notices
  9. CBMS Regional Conference Series in Mathematics (1970-2015) : ​CBMS​ 129 notices
  10. Colloquium Publications (vol.1(1905)-vol.62(2016)) : COLL 63 notices
  11. AMS non-series monographs (2007-2015) :​ MBK​ 53 notices
  12. CBMS Issues in Mathematics Education (1990-2012) : ​CBMATH ​18 notices
  13. Mathematical World (1991-2013) : ​MAWRLD​ 23 notices

Il a également été nécessaire de définir un état de collection précis, notamment pour les collections vivantes ayant un accroissement annuel. L’année 2015 a dans la plupart des cas été choisie comme année de clôture : il s’agissait en effet de la dernière année complète au moment du démarrage du chantier et de l’import des notices de l’éditeur.

Description du chantier

Les 3 établissements ayant participé au projet

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Nouveau workflow d’import automatisé dans le Sudoc : première évaluation


Licence : Paternité. Pas de modification. Certains droits réservés par mbtphoto (away a lot). Source Flickr

Ce billet s’inscrit dans la continuité de l’article Vers un nouveau workflow d’imports de données dans le Sudoc : les notices des ouvrages publiés par Oxford University Press.

Suite aux retours des d’établissements ayant répondu à l’appel lancé le 4 février dernier via la liste Corcat  “Votre avis sur la qualité des notices Oxford University Press – import courant”, l’Abes a pu dresser un premier bilan et adapter ce workflow.

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Un nouveau web service pour les Plans de Conservation Partagée des périodiques


Un nouveau webservice PCP2RCR développé par les équipes de l’Abes est à la disposition des utilisateurs pour obtenir la liste – et la géolocalisation – des bibliothèques (RCR) participant à un Plan de Conservation Partagée (PCP) de Périodiques.

Pour fonctionner, ce webservice utilise la présence, dans les données d’exemplaires, de la sous-zone 930$z [code PCP], ce qui permet de faire remonter les bibliothèques concernées par un PCP ainsi que les informations les concernant : n° ILN, n° RCR, identifiant IdRef de la notice RCR, Nom de l’établissement, Intitulé court de l’établissement, Adresse, Téléphone, Email, Site web, Type de bibliothèque, Latitude, Longitude.

De plus, ce webservice facilite la détection d’erreurs manifestes, comme par exemple les données de latitude/longitude ou la présence d’un code PCP erroné dans un exemplaire.

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