Signalement dans le Sudoc des microfiches de thèses produites par l’ANRT

Pendant près de quarante ans, l’Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT), intégré depuis 2018 à l’Université de Lille, a constitué le maillon central de la reproduction et de la diffusion des thèses de doctorat au niveau national. L’opération consistait à microficher l’exemplaire de thèse imprimée reçue à l’atelier, à dupliquer les microfiches obtenues puis à les expédier aux bibliothèques de l’ESR afin de permettre la consultation sur place. Aujourd’hui, la collection complète des « microfiches-mères » est conservée à l’Université de Lille.

De 1972 à 2017, plus de 240 000 documents ont ainsi été microfichés, reproduisant aussi bien des thèses de doctorat d’État, de 3ème cycle, d’université, des mémoires de DEA ou de DESS, que des thèses «nouveau régime» (i.e. soutenues après la réforme du doctorat de 1984), ce qui constitue un vaste patrimoine scientifique, présent dans de nombreuses bibliothèques et encore largement utilisé.

Malheureusement, et bien que plusieurs établissements aient exprimé le besoin d’exhaustivité du signalement des microfiches dans le Sudoc, celui-ci est resté jusqu’ici très lacunaire : à peine une microfiche sur 3 était signalée. Lorsque la production de microfiches était en cours, cela aurait supposé pour y parvenir de construire des passerelles automatisées entre la base de données de l’ANRT et le Sudoc. Sur une collection circonscrite, le signalement exhaustif est bien entendu plus simple à mettre en oeuvre. Ainsi, lorsque la production de microfiche a cessé en 2017-2018, c’est donc assez naturellement que l’idée de ce chantier a émergé.

En amont : On fait place nette !

Pour débuter, deux chantiers de reprises de données ont été lancés par l’Abes sur les notices Sudoc :

  • l’insertion, dans des notices de thèses originelles, de 34 000 liens à une d’autorité « Personne », au sein des notices de thèses originelles réalisée à l’aide d’un outil de liage automatique développé par l’Abes, selon la même méthodologie que dans le cadre d’autres chantiers qualités (CERCLES, AlgoLiens…)
  • l’enrichissement de 80 000 notices de microfiches pré-existantes, par l’ajout, pour celles qui en  étaient dépourvues, d’un lien vers la notice originelle (zones B455B456 du format de catalogage Sudoc), d’un identifiant Numéro National de Thèses – NNT (zone B029), d’informations de collection (zones B225B410) ou de type de support (zone B183)…

Ces deux chantiers ont permis, d’une part, d’élever le niveau de qualité de ces notices et, d’autre part, d’en faciliter le repérage et l’identification afin d’éviter la création de doublons dans la suite des opérations…

À la source : les données de l’ANRT

Les 3 bases de données, héritage de l’histoire de l’ANRT, ont été réceptionnées et dénommées respectivement «ANRT_GRENOBLE», «ANRT_SCIENCES» et «ANRT_SHS». Rappelons en effet que, jusqu’en 2011, cette mission nationale était répartie sur 2 sites selon les disciplines : Grenoble (sciences, techniques, médecine) et Lille (sciences humaines et sociales, droit, économie, gestion). Lors de la fermeture de l’atelier de Grenoble, les microfiches avaient ainsi été transférées à Lille.

Dès lors, l’analyse des données a montré que, si les informations clés relatives à la ressource étaient bien présentes, elles étaient insuffisantes pour un import « tel quel » dans le Sudoc.

Prenons un exemple (fictif !) de données disponibles à partir des bases de l’ANRT :

Numéro d’ordre

Auteur

Date d’insertion dans la base Anrt

NNT

Titre

Nb de microfiches

154

NASIER Alcofribas

03/02/2020

2020MONT3233

Des pois au lard, cum commento

9

On distingue facilement :

  • l’absence de structuration fine titre/sous-titre
  • l’absence d’une distinction nom/prénom
  • l’absence de liens aux autorités
  • l’absence de lien vers la thèse originelle
  • des informations parfois datées : le NNT ANRT, par exemple, ne coïncide pas toujours avec le NNT spécifié sur la notice de thèse originelle, certains NNT ont été modifiés a posteriori par les établissements

Le recouvrement : une étape cruciale

Pour signaler les microfiches, la solution retenue a donc été de recourir à un recouvrement des bases ANRT à lide des notices de theses.fr et, lorsqu’elles existaient, d’utiliser les données consolidées des notices originelles pour créer, par duplication et transformation, les notices de microfiches correspondantes.

Le choix de theses.fr – et non du Sudoc – comme périmètre initial de recouvrement a été dicté par le souhait de bénéficier des procédures de contrôle qualité qui régissent l’alimentation du portail. Toute notice originelle de thèse s’affichant sur theses.fr dispose en effet d’une zone B328 structurée, d’un libellé de diplôme « acceptable », d’un directeur de thèse, d’une indexation en B686 $2TEF, etc.

Le périmètre de theses.fr assurait donc que les notices de microfiches générées par duplication répondraient à un niveau de qualité suffisant pour une réelle utilisation de ces notices : la présence, dans toutes les notices de theses.fr, d’un code discipline [TEF Oaiset, en zone B686 du format], par exemple, ouvre la possibilité d’exemplariser les notices par lots, en fonction de la discipline des thèses.

De cette façon, sur les 245 240 microfiches produites par l’ANRT, 221 818 (91%) ont pu être alignées avec les données de theses.fr.

Un second billet sera publié prochainement pour expliciter cette étape de recouvrement plus en détail, et présenter les outils développés et utilisés pour la mettre en œuvre.

La création et l’enrichissement des notices de microfiches

Une fois les notices originelles de thèses repérées grâce à cette étape de recouvrement, deux sous-ensembles ont été définis :

  • les notices originelles pour lesquelles une notice de microfiche existait déjà dans le Sudoc, soit 28% (68 217) des microfiches présentes dans la base de l’ANRT
  • les notices originelles pour lesquelles une création de notice de microfiche était nécessaire, soit 63 % (153 601) des microfiches présentes dans la base de l’ANRT

microfiches ANRT

Dans le cas des créations de notices, une copie des notices originelles a été extraite du Sudoc à l’aide d’un export standard en ISO2709 puis transformée via un script MarcEdit : les zones spécifiques à l’édition originelle ont été supprimées et les zones propres aux microfiches (données codées) ont été ajoutées. Les notices de microfiches ainsi générées ont alors été importées dans le Sudoc.

Cet étape d’import a permis, d’une part, un contrôle supplémentaire sur la cohérence d’ensemble, l’uniformité des traitements ayant conduit à la création de ces notices de microfiches et, d’autre part, une vigilance accrue sur la présence d’éventuels doublons non détectés dans la phase précédente.

Les notices de microfiches ainsi créées comportent deux zones B035 :

  • Une première préfixée « ANRT ABES2020» et s’appuyant sur le PPN de la notice de thèse originelle.
    Exemple : 035 ##‎$aANRT-ABES2020-192444638 (PPN de la notice de thèse originelle).
    L’ajout de ce PPN permet de garder une trace de la notice mère ayant servi à créer la notice de microfiche. Cette information est utile en cas de fusion de notices ou de changement de NNT
  • Une seconde préfixée « ANRT_[+ nom d’une des 3 bases de l’ANRT] et complétée par le numéro d’ordre dans cette base.
    Exemple : 035 ##‎$aANRT_BASE_SCIENCES_33330.
    Cette information permet de conserver une trace des alignements effectués (et de ceux qu’ils restent à faire pour les numéros ANRT qui n’ont pas encore été intégrés dans le Sudoc).

Les notices de microfiches qui existaient déjà dans le Sudoc avant le chantier ne comportent que la seconde de ces deux zones B035, celle permettant l’identification de la microfiche dans la base de l’ANRT correspondante. 

Le traitement du reliquat

Sur l’ensemble des données présentes dans les bases de données de l’ANRT, seules 22 983 microfiches référencées (soit 9%) n’ont pu faire l’objet d’un alignement ou d’une création :

  • soit la notice originelle ne figure pas dans theses.fr 
  • soit il reste un doute sur l’existence, d’une –et une seule– notice de microfiche  dans le Sudoc
  • soit aucune concordance n’a été trouvée avec des notices du Sudoc à partir des informations fournies par l’ANRT.

Sur ces 9% de microfiches encore orphelines, un chantier va être mené en relation avec les établissements de soutenance, afin que les notices originelles soient complétées/corrigées, ou qu’un repérage manuel des thèses dans le Sudoc soit effectué, le recouvrement automatique ayant atteint ses limites. À cette fin, des fichiers de vérifications vont être envoyés aux établissements, l’objectif étant qu’à terme l’ensemble des microfiches produites par l’ANRT retrouve sa notice originelle.

Et maintenant ?

Ces notices sont disponibles pour exemplarisation. Les microfiches-mères de l’Université de Lille ont d’ores et déjà été localisées sous les 150 000 notices créées par l’Abes : elles ne sont ni consultables, ni disponibles pour le PEB. Les établissements peuvent se localiser sous l’ensemble des notices, ou sous certains sous-ensembles, constitués autour d’un établissement de soutenance ou d’un code disciplinaire (zone B686 $2TEF) en particulier. L’Abes se tient à la disposition des établissements pour les accompagner, le cas échéant, dans cette démarche.

Précisons enfin que ces chantiers (procédure de recouvrement, signalement de l’ensemble des microfiches, reprise de données par les établissements), seront d’une grande utilité dans le cadre d’un éventuel projet de numérisation des thèses de doctorat.

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Divinités et héros du monde méditerranéen antique : retour sur le projet RefDivinités

Dyonisos – Source : Européana

Il y a un an, un billet publié sur le blog Fil’Abes proposait un coup de projecteur sur le projet RefDivinités, lauréat de la 2e vague de l’appel à projets CollEx-Persée, visant à faciliter l’indexation des documents et bases de données relatifs à l’Antiquité et à rapprocher IdRef, référentiel généraliste de PACTOLS, thésaurus spécialisé en archéologie.

Sans attendre la fin du projet, ce billet présente un premier bilan des opérations menées par la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS), le traitement des données dans IdRef étant finalisé depuis fin juillet 2020.

 

Une collaboration fructueuse entre chercheurs et bibliothécaires

Au lancement du projet, 23 chercheurs/ses en Sciences de l’Antiquité, plus particulièrement spécialistes des religions du monde méditerranéen antique et de ses marges, ont été sollicités pour définir le corpus. Au-delà des divinités et héros du monde méditerranéen antique, le comité scientifique a décidé d’élargir ce corpus aux entités celtiques ou germaniques connues par des sources romaines. Par ailleurs, certaines aires civilisationnelles, sous-représentées jusqu’à présent, ont fait l’objet d’un enrichissement important comme par exemple les corpus hittite ou étrusque.

 Le comité scientifique a par ailleurs été consulté à plusieurs reprises au cours du projet pour lever des ambiguïtés au sein des deux référentiels, comme, par exemple, lorsqu’il n’existait qu’une seule notice d’autorité décrivant à tort deux personnages distincts.

Des questions de vocabulaire ont également été débattues. En effet, jusqu’à présent – et sauf éventuelles évolutions normatives, les  divinités et les héros du monde antique sont traités par les catalogueurs en tant que notices d’autorité de type  «personne» alors que les chercheurs s’accordent plus volontiers sur les termes de «puissances suprahumaines» ou de «figures». Pour autant, le cap du projet n’a pas varié. En effet, RefDivinités ne se veut pas un projet encyclopédique mais bien un projet à visée catalographique destiné à mettre à disposition des professionnels de l’information des données de référence pour une indexation fine des documents, et à optimiser leur signalement dans le Catalogue Sudoc et le Catalogue Collectif Indexé (CCI) du réseau FRANTIQ.

Un projet bien outillé

Pour mener à bien le projet RefDivinités, l’équipe de la BIS – et notamment Alyx Taounza-Jeminet, recrutée par la BIS pour la durée du projet – s’est appuyée sur une méthodologie et une gamme d’outils dédiés au traitement des données d’autorité :

  • au début du projet pour définir le corpus :
    • côté Abes : data.idref.fr pour explorer les données présentes dans IdRef, modélisées en RDF, et les extraire via des requêtes SPARQL
    • côté FRANTIQ : OpenTheso [1] pour explorer les données présentes dans PACTOLS et les extraire
  • tout au long du projet :
    • OpenRefine pour rassembler ces données en provenance de sources distinctes, les comparer, les manipuler et les enrichir des alignements entre IdRef, PACTOLS et Wikidata
  • à la fin du projet pour mettre à niveau chacun des référentiels :
    • OpenTheso pour créer manuellement de nouvelles entités dans PACTOLS
    • WinIBW pour créer manuellement de nouvelles notices d’autorité dans IdRef, en ayant recours à des scripts utilisateurs pour s’assurer de l’homogénéité des données et se prémunir d’oublis d’intervention sur telle ou telle zone. Pour accompagner ces interventions manuelles exigées par l’évolution régulière du corpus,  il a été fait appel à la correspondante RAMEAU de la BIS pour effectuer les inévitables corrections ainsi que les  traitements en masse ponctuels
    • via OpenRefine et API pour le chargement en masse des identifiants IdRef et PACTOLS dans Wikidata

Focus sur le traitement documentaire dans IdRef

Le corpus est constitué de 663 notices d’autorité IdRef, soit 661 notices de type « personnes physiques » et 2 notices de type « familles« . Toutes les notices ont été taguées par l’ajout d’une zone UNIMARC A686 [2] comportant $aRefDivinités$cAppel à projets 2019$2Collex-Persée.

Dans le cadre de ce projet, toutes les notices du corpus déjà présentes dans IdRef ont été enrichies et 135 notices d’autorité ont été créées.

L’enrichissement des notices d’autorité

  • Usage systématique des qualificatifs (UNIMARC A200$c) et révisions des données codées

Afin de typer ce corpus qui se trouvait noyé au milieu de 3,2 millions de personnes physiques, un qualificatif a systématiquement été utilisé pour préciser la qualité divine ou héroïque de l’entité décrite ainsi que l’aire civilisationnelle à laquelle elle appartient. De même, les données codées ont été revues et systématiquement reprises : langue, pays et dates ont été laissées vide, et le genre défini comme non applicable pour ces entités fictives.

L’usage d’un qualificatif dans le point d’accès autorisé de la notice d’autorité a un impact sur les notices bibliographiques. Il est visible dans les notices bibliographiques soit dans le bloc des responsabilités (UNIMARC B7XX) soit dans le bloc de l’indexation matière (UNIMARC B6XX), ce qui était le cas le plus fréquent pour ce corpus particulier. L’usager final bénéficie ainsi directement dans la notice bibliographique de ce point d’accès autorisé enrichi par l’ajout systématique du qualificatif.

Mais quel qualificatif saisir ? Le choix a été fait de ne pas bousculer les pratiques de saisie mais de parvenir, en s’appuyant sur les avis du conseil scientifique, à une certaine homogénéisation dans l’usage des qualificatifs comme le montre le graphique ci-dessous.

Les qualificatifs « divinité(s) grecque(s) / romaine(s) / égyptienne / étrusque(s) / mésopotamienne (…) » ainsi que « mythologie grecque / romaine / étrusque / mésopotamienne (…) » ont été privilégiés. Bien que le comité scientifique aurait souhaité les modifier par un qualificatif plus général de type «religion et mythologie xxx» ou «religion xxx», cette modification n’a pas été possible dans le cadre du projet.Cependant, cette proposition sera à prendre en compte dans le cadre du chantier de la Transition bibliographique.

  • La mention des sources (UNIMARC A810)

Une attention particulière a été apportée à la zone des sources, en particulier lors de la création de notices ex nihilo. Du fait que PACTOLS comporte des liens vers les notices bibliographiques référencées dans le catalogue de FRANTIQ, ce référentiel a été considéré comme une source d’information suffisante pour la création d’une notice d’autorité dans IdRef. Cependant, de manière générale, l’Abes a encouragé la BIS à enrichir les sources. Ainsi, il n’est pas rare qu’une notice du corpus ait plusieurs zones de sources, pour justifier l’ensemble des informations présentes dans la notice.

  • La désambiguïsation (UNIMARC A330)

Grâce à l’ajout de la zone de note A330 destinée tant à l’usager qu’au catalogueur, plusieurs dizaines de notices qui mêlaient auparavant deux entités (voire plus) ont été désambiguïsées. Par exemple, les deux Ajax héros de la Guerre de Troie sont désormais clairement distingués.

  • l’ajout de variante de noms et de formes parallèles (UNIMARC A400 et A700)

On constate que 537 notices sur 663 comportent des variantes de noms (A400) et/ou des formes parallèles (A700).

Comme près de la moitié du corpus concerne la mythologie ou la religion grecque, la translittération a constitué un point de vigilance particulier du projet, en cohérence avec les recommandations du Guide de catalogage de la BnF (Kitcat) et celles du Guide Méthodologique Sudoc. Précisons qu’une note accompagne certaines translittérations – comme ALA-LC, par exemple- qui présentent certaines divergences par rapport à ces règles .

Les alignements (UNIMARC A0XX)

Un des objectifs de ce projet était d’offrir un basculement simplifié d’un référentiel à l’autre grâce à l’alignement des notices d’autorité IdRef vers les entités correspondantes issues de PACTOLS et Wikidata. Cet objectif a été atteint. Ainsi, à l’issue du projet :

  • toutes les notices du corpus disposent d’un lien vers le référentiel PACTOLS (UNIMARC A035), cet alignement ayant été réalisé dans les deux sens, ces entités dans PACTOLS ont désormais un lien vers IdRef
  • 98% des notices du corpus disposent d’un lien vers Wikidata, l’alignement étant également réciproque

 

De même, et selon la même logique :

  • 84% des notices d’IdRef disposent d’un lien vers l’identifiant VIAF
  • 64% des notices disposent d’un lien vers l’identifiant ARK BnF (UNIMARC A033) : ce taux est plus faible du fait que plus de la création pour les besoins du projet d’une centaine de notices n’ayant pas d’équivalent dans le catalogue de la BnF

Usage du corpus RefDivinités dans le Sudoc : photographie fin septembre 2020

Le graphique ci-dessous donne à voir l’usage des notices d’autorité du corpus appliqué au catalogue Sudoc : l’axe des abscisses correspond aux notices d’autorité du corpus et l’axe des ordonnées au nombre de points d’accès correspondant dans les notices bibliographiques du catalogue Sudoc. Il est important de garder à l’esprit que le catalogue Sudoc n’est qu’un des contextes d’utilisation des notices d’autorité IdRef. Sans surprise, on constate un effet de longue traîne :

  • 3% des notices du corpus alimentent entre 100 et 429 points d’accès dans les notices bibliographiques du Sudoc
  • 4% entre 50 et 99 points d’accès
  • 16% entre 10 et 49 points d’accès
  • 51% entre 2 et 9 points d’accès
  • 18% alimentent un seul point d’accès
  • 34% n’alimentent aucun point d’accès dans les notices bibliographiques Sudoc

Notons qu’avec 429 points d’accès provenant de 380 notices bibliographiques distinctes, la notice d’autorité du corpus qui remporte la palme du nombre de liens à des notices bibliographiques du Sudoc est celle de Dionysos – http://www.idref.fr/02739560X

Il sera intéressant de mesurer au fil du temps l’évolution de l’usage de ces notices dans le Sudoc.

Chantiers annexes

Un chantier de réindexation des notices bibliographiques est envisagé afin de faire basculer certaines références, par exemple suite à la création ou la désambiguïsation d’entités, vers les entités correspondantes dans IdRef comme dans PACTOLS.

Il restera également à poursuivre la réflexion en ce qui concerne les notices d’autorité RAMEAU n’ayant pas été directement traitées lors de cette mission. Il est prévu pour cela de s’appuyer sur les suggestions du comité notamment ce qui concerne classification, terminologie, risque confusion autour des entités plurielles. Cette réflexion se poursuivra dans le cadre du programme Transition bibliographique et du potentiel changement de statut de l’ensemble des entités du projet RefDivinités.

Par ailleurs, la BIS, FRANTIQ et l’Abes sont partenaires d’un nouveau projet Collex-Persée, financé dans le cadre de l’appel à projets 2020 : ArchéoRef Alignement (ArchéoAL) piloté par l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO) du Caire, auquel participent les Écoles Françaises à l’Étranger, se propose d’opérer des alignements et des enrichissements similaires entre IdRef et PACTOLS, cette fois pour les données d’autorité géographiques correspondant aux sites archéologiques.

ArchéoAL s’appuiera sur la documentation produite dans le cadre du projet RefDivinités, dans une logique de réplicabilité.

Avantages pour les catalogueurs Sudoc et les utilisateurs d’IdRef

En termes d’interopérabilité entre référentiels, le résultat des alignements réalisés à l’occasion du projet RefDivinités est déjà opérationnel : depuis l’interface IdRef, l’usager peut rebondir facilement sur la page PACTOLS ou Wikidata liée. Il reste pour l’Abes à exploiter cette interopérabilité afin d’enrichir IdRef – et à terme data.idref.fr – de liens vers le catalogue du réseau FRANTIQ. Dans les prochains mois, l’Abes implémentera dans les pages IdRef concernées par le projet un encart FRANTIQ : l’affichage des références bibliographiques du catalogue FRANTIQ sera ainsi généré à la volée grâce à l’alignement des identifiants IdRef et PACTOLS. L’export Zotero d’IdRef gagnera ainsi en complétude.

Quant aux catalogueurs du réseau Sudoc, tous bénéficient du travail effectué par la BIS et chacun peut intervenir si besoin sur  les notices d’autorité elles-mêmes, en conformité bien entendu avec la philosophie du catalogage partagé : respect du travail déjà fait ; conservation des informations existantes notamment les alignements et la zone A686 ; modification éventuelle justifiée dans une zone de source ad hoc

En termes d’usages, les catalogueurs Sudoc ont désormais à disposition des notices permettant une indexation plus fine des documents. Il est donc conseillé de les utiliser, y compris celles n’ayant pas encore de lien dans le Sudoc … dans ce cas, il conviendra simplement de créer une zone A810 ad hoc.

Isabelle Mauger Perez (Abes) & Sébastien Dalmon (BIS)

[1] OpenTheso est un logiciel libre et normé de gestion de thésaurus  développé à l’origine pour la Maison de l’Orient et de la Méditerranée

[2] depuis quelques années, la zone A686 du format UNIMARC Autorité (classification autre que la classification décimale Dewey) est utilisée pour repérer des notices appartenant à un corpus particulier. Dans l’interface professionnelle WinIBW, les sous-zones $a et $c, zones de la A686 alimentent l’index CLA (« classification » en dehors de Dewey)

 

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Bilan des chantiers « qualité » menés dans les établissements pendant le confinement (printemps 2020)

De mars à juin 2020, la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a contraint les bibliothèques à fermer leurs portes, à généraliser le télétravail et à ré-organiser leurs services.
Cette période de confinement a placé des catalogueurs dans une situation paradoxale, avec des outils à disposition (WinIBW, Calames Prod, IdRef, Paprika…), une gamme de webservices mais peu ou pas de nouveautés à cataloguer.
L’Abes a donc proposé aux membres des réseaux Autorités, Calames et Sudoc des chantiers d’enrichissement et de correction de données existantes, en fournissant, en plus de l’accès aux outils, des conseils méthodologiques pour encadrer, coordonner et réaliser ces chantiers réalisés sur la base du volontariat.

Plus que de lutter contre le désœuvrement, il s’agissait sans doute, pour ces établissements,  volontaires et convaincus de l’intérêt de proposer un catalogue aux données de qualité, de consacrer enfin du temps à un travail d’enrichissement nécessaire, prévu de longue date mais sans cesse repoussé par manque de disponibilité.

Certains établissements se sont fait connaître sur ces chantiers : demandes de précisions, présentation de leur organisation ou de leur méthodologie, communication d’un bilan. D’autres ont œuvré dans l’ombre*.
Nous ne citons ici que quelques-uns d’entre eux, pour illustrer le travail qui s’est fait, mais l’Abes remercie et félicite tous ceux qui ont œuvré à améliorer la qualité et la structuration des données.

Voici les initiatives connues de l’Abes réalisées pendant le confinement.

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Convertisseur IdRef : toute la richesse des services Zotero au service des utilisateurs

Dorénavant, que les données proviennent du Sudoc, de theses.fr, de Persée, de la BnF, de HAL, de OATAO ou d’ORCID, l’ensemble des références bibliographiques fédérées sur les pages IdRef sont récupérables par Zotero.

Comment ça marche ?

Lors d’une navigation dans une notice d’IdRef,  les connaisseurs auront identifié au premier coup d’œil dans la barre des tâches de leur navigateur, la présence de l’icône « dossier jaune » – qui ouvre tant de possibilités à l’utilisateur de Zotero au vu de l’étendue sans cesse croissante de cet outil formidable.

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L’alignement des identifiants auteurs entre IdRef & HAL : un état des lieux

Certaines questions récurrentes au sujet de l’alignement des identifiants auteurs – IdRef et IdHal en tête ; ORCID non loin  – dénotent, à tout le moins, un certain flou dans le paysage des identifiants au niveau national.

Pour y répondre, il faudrait rappeler et approfondir les finalités de chacun des identifiants, expliciter les orientations institutionnelles et clarifier certains ressorts techniques sous-jacents. Plus modestement, ce billet vise à actualiser les actions au long court menées par l’Abes dans le domaine des  identifiants et référentiels, actions précédemment détaillées dans un billet Punktokomo (2017).

De quelques questions récurrentes

  • Comment fonctionne l’alignement entre IdRef et HAL ?
  • Sur quels critères de correspondance se fait l’alignement entre les identifiants IdRef et IdHAL ?
  • Cet alignement génère-t-il un enrichissement automatique d’IdHAL par IdRef ?
  • Que faire s’il n’existe pas d’IdHAL ?
  • Quels sont les bénéfices attendus des alignements d’identifiants, dans HAL en particulier ?
  • Est-il prévu des transferts automatiques de références bibliographiques d’IdRef vers HAL ?
  • Quelles recommandations pour les chercheurs publiants ?

Telles sont les questions qui sont posées régulièrement à l’équipe IdRef et voici quelques éléments de réponses.

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Partenariat entre l’Abes et le réseau Mir@bel : point d’étape

Retour sur la naissance d’un projet

Logo de Mir@belCe billet fait suite au billet Punktokomo annonçant la mise en place d’un partenariat entre l’Abes et le réseau Mir@bel. Initié dans un premier temps autour du Service des ressources continues (SRCO) qui, au sein de l’Abes, suit l’ensemble des dossiers liés à la gestion et au développement des données de ressources continues et à leur accès, ce partenariat augurait le développement d’axes de travail collaboratifs, mais surtout sources de valeur ajoutée réciproques.

Quelques mois plus tard, il est intéressant de faire un point d’étape pour revenir sur les différentes actions mises en œuvre, et déterminer celles à venir.

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Exposition des données du Centre international de l’ISSN par l’Abes : du nouveau pour les « zones libérées » des notices du Registre de l’ISSN

logo ISSNDepuis son origine, le Sudoc est alimenté en notices de ressources continues (journaux, revues, collections, sites web, blogs,…) par le Centre International d’Enregistrement des Publications en Série (CIEPS), autrement connu sous le nom d’ISSN International. La « libération » d’une partie des données gérées par le CIEPS depuis janvier 2018 permet désormais une plus large exposition de ces données auprès des usagers de l’Abes.

Le rôle majeur du CIEPS dans la description bibliographique des ressources continues, et l’attribution d’ISSN

La description bibliographique des ressources continues est une tâche complexe puisque, par définition ou presque, ces publications sont évolutives : elles ont toutes un début de publication, parfois une fin de publication effective pour les publications ‘mortes’, sans que l’on puisse prédire, pour une publication ‘vivante’ (en cours), à quelle date cette dernière cessera d’être publiée ;   elles peuvent se scinder en publications différentes, ou au contraire fusionner, etc. De plus, et plus encore dans le monde numérique, une même publication peut se décliner dans des formes ou sur des supports différents (papier/en ligne), dans des langues différentes, etc. La distinction entre différentes ressources aux contenus comparables est souvent difficile, tout comme l’établissement des « filiations » qui lient entre elles différentes publications.

Pour assurer une identification univoque de chaque ressource, et pour fiabiliser les liens entre les notices de publication affiliées, ISSN International et les centres ISSN étrangers attribuent à chaque publication un numéro ISSN[1] (deux groupes de quatre chiffres reliés par un tiret) associé à un « titre clé ».

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Début d’un partenariat entre l’Abes et le réseau Mir@bel

Mir@bel, portail de signalement des périodiques

Logo de Mir@belNé en 2009, le réseau Mir@bel est porté par 4 établissements pilotes : l’ENTPE (Ecole de l’aménagement durable des territoires), la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (sous l’égide du Réseau national des Maisons des sciences de l’homme), Sciences Po Grenoble et Sciences Po Lyon.

Il a pour vocation de valoriser les contenus des périodiques scientifiques accessibles en ligne, à travers un portail offrant, pour chaque revue référencée, un ou des accès au titre et ses contenus, avec l’objectif de faciliter le rebond vers la ressource qui intéresse l’usager. Actuellement, 7 500 revues sont référencées, et plus de 80 000 liens extérieurs sont proposés. Par le terme « revue », Mir@bel désigne en réalité l’ensemble de l’environnement numérique et bibliographique d’une revue, tous titres et supports confondus : c’est ce que nous appelons, dans le vocabulaire propre à l’Abes, une métarevue. Afin de favoriser la science ouverte, Mir@bel souhaite proposer des services aux chercheurs, tels que l’indication du positionnement de chaque revue vis-à-vis de l’Open Access et des APC (Article Processing Charges), grâce aux données du DOAJ (Directory of Open Access Journals) et des éditeurs, et apporter également des informations sur la politique éditoriale via des liens vers la base de données Sherpa/RoMEO 1 .

Fer de lance en matière de signalement global de l’Open Access, Mir@bel se base – entre autres – sur les revues recensées dans le DOAJ, pour valoriser celles qui sont librement accessibles.

Pour en savoir plus sur le réseau Mir@bel, vous pouvez visionner cette courte vidéo de présentation.

Continuer la lecture Début d’un partenariat entre l’Abes et le réseau Mir@bel

Nouveau workflow d’import automatisé dans le Sudoc : les ouvrages publiés par Cambridge University Press

Depuis novembre 2018, l’Abes importe les notices de monographies imprimées et électroniques de l’éditeur Oxford University Press (OUP) de façon automatisée selon un rythme hebdomadaire.

 

Relire les billets :

Forte de cette expérience, l’Abes a souhaité poursuivre dans cette voie avec la mise en production d’un nouveau workflow automatisé pour les ouvrages publiés par Cambridge University Press (CUP).

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AlgoLiens web : Bordeaux Montaigne fait contre mauvaise fortune (sanitaire) bon cœur (catalographique) et propose à qui veut de lui emboîter le pas (qualitatif)

Logo Université Bordeaux MontaigneDepuis le 16 mars 2020, du fait de la pandémie du Covid-19, toutes les bibliothèques universitaires ont fermé leurs portes, les personnels étant invités à travailler depuis chez eux dans la mesure du possible. Au sein des établissements Sudoc, cette situation inédite a donné lieu au lancement de nombreux chantiers Qualité des données, bénéficiant – autant que possible – de l’accompagnement de l’Abes.

Ainsi du SCD de l’université Bordeaux Montaigne qui, dès la première semaine de confinement, a incité l’ensemble de ses catalogueurs à mener des chantiers qualité et a choisi de s’adosser sur le webservice AlgoLiens en tant qu’outil de diagnostic. Cependant, AlgoLiens n’étant pas utilisé par les catalogueurs de manière quotidienne,  il a fallu envisager soit de former les collègues à distance, soit d’engager des développements pour leur simplifier la tâche. La deuxième option a été retenue.

Ce billet écrit de concert  raconte la genèse et présente “AlgoLiens web”, service développé par Sylvain Machefert, initialement pour le propre usage du SCD de l’Université Bordeaux Montaigne, mais désormais à disposition -via le GitHub de l’Abes- des établissements Sudoc qui souhaitent l’utiliser pour leurs propres chantiers Qualité.

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