Utiliser un webservice de l’ABES sans être développeur : vers l’infini et au-delà

punktokomo_these_5logo_-abes1.pngSuite aux Journées ABES 2018 et  au tutoriel de Sylvain Machefert (Bibliothèques de l’Université Bordeaux Montaigne) sur l’utilisation des WebServices de l’Abes (NNT2PPN, PPN.xml, etc.) via OpenRefine, le service des Thèses de l’Abes s’est dit que, oui, vraiment, mettre en regard le nombre de thèses de doctorat publiées en version commerciale et le périmètre de diffusion en ligne choisi par les docteurs était une bonne idée !

Nous avons donc reproduit le projet de Sylvain Machefert en l’élargissant à l’ensemble des thèses de doctorat soutenues, déposées au format électronique et traitées dans STAR.

Rappelons au préalable quelques éléments :

  • avec l’arrêté du 7 août 2006, le dépôt électronique des thèses de doctorat était laissé au choix des établissements. Depuis l’arrêté du 25 mai 2016, ce dépôt est désormais obligatoire ;
  • sauf confidentialité prononcée par le jury, la diffusion des thèses  est une obligation légale, a minima via l’intranet de l’établissement de soutenance. Les docteurs peuvent choisir de doubler cette diffusion restreinte d’une diffusion en ligne ;
  • les raisons qui poussent un docteur à choisir une diffusion restreinte sont multiples. Parmi elles, figure le souhait de faire publier sa thèse chez un éditeur.

Thèses soutenues VS thèses publiées

L’opération a révélé que,  parmi les 80 000 thèses archivées via STAR depuis 2007, 1403 thèses ont effectivement fait l’objet d’une publication « commerciale ». Comment les avons-nous repérées ?
Les notices originelles de ces thèses disposent, dans les données exposées en RDF (ex : https://www.sudoc.fr/15812989X.rdf ), d’un bloc <dcterms:hasVersion> dédié aux autres éditions de la thèse. Dans les notices en Unimarc, ce bloc se traduit par la présence d’un lien, dans les zones Unimarc 451 ou 452, faisant la jonction entre la notice « mère » originelle, qui décrit la version de soutenance de la thèse, et la notice « fille », qui décrit l’autre édition de la thèse (ici l’édition commerciale).
Ce sont ces informations que nous avons exploitées en suivant la procédure de Sylvain Machefert.

Par ailleurs, depuis la mise en production du webservice Unimarc/MarcXml, il est possible d’extraire via OpenRefine d’autres données intéressantes qui permettent d’affiner l’analyse.

Les disciplines les plus publiées

On peut par exemple déterminer à quelle discipline se rattachent les thèses publiées. [IMPORTANT : le périmètre d’analyse est toujours restreint aux thèses électroniques, les thèses ayant fait l’objet d’un dépôt sous forme imprimée sont exclues].

Partant de l’identifiant PPN de la notice récupéré via le webService NNT2PPN, on ajoute dans OpenRefine une colonne [« add column by fetching URLs »] contenant le résultat de la formule :

 https://www.sudoc.fr/"+value+".xml

Les données implémentées dans la colonne sont en MarcXml, format que l’on parse (le programme analyse la structure des données) pour extraire le code « discipline » contenu dans la zone Unimarc 686 :

value.parseHtml().select("datafield[tag=686]")[0].select ("subfield").toString()

La zone 686 contient le code de classification Dewey des thèses (Dewey simplifiée).

Sur les 1403 thèses recensées comme ayant donné lieu à une publication, 461 (42%) sont des thèses de droit et 120 (11%) des thèses de littérature. On peut en faire de jolis camemberts Excel !

punktokomo_these_1

Thèses à diffusion en ligne restreinte VS thèses publiées

Il est également possible d’analyser les stratégies des docteurs en ce qui concerne le type de diffusion en ligne de leur thèse (accès ouvert ou restreint). Pour ce faire, on exploite la présence d’au moins une zone 856$u dans les notices de thèse provenant de STAR :

value.parseHtml().select("datafield[tag=856]")[0].select ("subfield").toString()

La zone 856$u du .xml contient l’URL de diffusion des thèses électroniques, internet ou intranet (et donc le lien renseigné en E856 en Unimarc). Ces deux types de données (niveau bibliographique pour la 856 ou niveau exemplaire pour la E856) sont distingués dans le .xml par la présence, à la suite du champ considéré, d’un punktokomo_these_6, qui est le $5 du format Unimarc d’export dédié aux données locales.

Les balises permettent d’identifier qu’on a ici affaire à un lien intranet :

<datafield tag="856" ind1="4" ind2=" "> <subfield code="5">690292101:443703647</subfield> <subfield code="q">html</subfield> <subfield code="u">http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/2011/dargere_cj</subfield> </datafield>

Sur nos 1403 notices de thèses publiées, on trouve 483 liens URL dépourvus d’un punktokomo_these_6 ce qui indique une diffusion sur internet : comme quoi Open Access et publication commerciale cohabitent dans 1 cas sur 3 …

punktokomo_these_2

En revanche, la perspective d’une édition commerciale a clairement une incidence sur le choix de diffusion de la thèse originelle. Sur l’ensemble des thèses soutenues traitées dans STAR, on compte 2 thèses diffusées en libre-accès pour 1 thèse diffusée en intranet.
Sur le corpus des thèses publiées, c’est l’inverse.

punktokomo_these_3

Pour conclure

1403 thèses électroniques sur 80 000 ont donné lieu à une publication, dont 42% sont des thèses de droit.
Les docteurs qui souhaitent être publiés chez un éditeur ont davantage tendance à restreindre la diffusion en ligne de leur thèse, ce qui n’empêche pas un tiers d’entre eux de concilier publication commerciale d’une version remaniée de leur thèse et diffusion en libre accès de la version soutenue.

punktokomo_these_4Pour obtenir plus de détails sur la façon dont nous avons procédé, et pouvoir à votre tour déterminer le nombre de thèses soutenues au sein de votre établissement ayant fait l’objet d’une publication, nous vous conseillons de consulter les documents d’accompagnement très utiles que Sylvain Machefert a produit et mis en ligne.

L’équipe Thèses de l’Abes, en collaboration avec Sylvain Machefert.

 

Paprika, une interface pour des liens aux autorités de qualité

Lors des Journées Abes 2018, certains participants ont pu assister à une démonstration de Paprika, interface dédiée à la visualisation, la création et la correction de liens d’autorité. Cette interface reprend les principes du démonstrateur présenté lors des Journées 2017.

.Pour que chacun puisse prendre connaissance de ce nouvel outil, l’équipe a produit deux petites vidéos qui donnent un aperçu rapide des fonctionnalités de Paprika. Précisons qu’elles ont été présentées lors du dernier congrès ELAG.

Démo 1 : Paprika : voir, créer et corriger des liens d’autorité

Tout d’abord, l’utilisateur effectue différentes actions de visualisation :

  • consultation de la page IdRef d’une autorité
  • suppression de l’affichage d’une autorité hors périmètre
  • consultation des informations détaillées sur une autorité et sur un point d’accès non lié

Ensuite, il procède aux modifications nécessaires :

  • création d’un lien en déplaçant un point d’accès non lié vers une autorité
  • validation d’un lien existant pour un autre point d’accès
  • enregistrement de ces actions dans le Sudoc

Démo 2 : Paprika : agir suite au diagnostic des liens d’autorité

L’utilisateur fait appel au programme SudoQual pour diagnostiquer l’ensemble des points d’accès.

En réponse, il obtient une coloration distincte des points d’accès : vert lorsque le lien est juste, rouge lorsque le lien est erroné. Dans ce cas, des corrections sont proposées à l’utilisateur, qui, après vérification, déplace successivement les points d’accès rouges vers les autorités proposée par SudoQual. Une fois ces modifications opérées, il crée une autorité via le formulaire IdRef à partir d’un point d’accès sans lien.

Encore en développement, ce nouvel outil devrait être mis à disposition en version bêta avant fin 2018, selon des modalités encore à définir. Durant les mois à venir, des sessions de test utilisateurs seront menées afin d’orienter les développements au plus près des besoins des catalogueurs.

Signaler les thèses déposées sur TEL dans le Sudoc et theses.fr

35 000 thèses TEL proviennent de Star : et les autres ?

logo_telActuellement, 75 000 documents  estampillés « thèses » sont déposés sur TEL. Or, si 35 000 documents  – qui proviennent de l’application Star – sont bien estampillés « version validée par le Jury », 40 000  d’entre eux ne sont signalés ni dans le Sudoc ni sur theses.fr, alors même que le lien vers le texte intégral de la thèse peut avoir un intérêt pour les lecteurs. Suite à ce constat, plusieurs établissements, soucieux d’offrir une visibilité plus importante à ces travaux de recherche, ont sollicité l’Abes en vue de leur signalement automatique. Deux options s’offraient :

  • importer les notices de TEL en s’appuyant sur leurs métadonnées (XML TEI) pour les transformer en Unimarc.
  • décrire ces documents via les notices des thèses originelles déjà présentes dans le Sudoc.

Pour une plus grande simplicité de mise en œuvre et une bonne cohérence des données – notamment des liens aux autorités IdRef « Nom de personnes » et Rameau, il a été décidé de partir du socle constitué par la notice Sudoc décrivant la thèse originelle papier et d’en faire la matrice de la future notice du document TEL.

Recouper les données de TEL avec celles du Sudoc

L’étape dite « de recouvrement » des données de TEL avec celles du Sudoc a été complexe.

Dans un premier temps, les données de TEL ont été récupérées dans OpenRefine via une requête sur l’API-HAL – https://api.archives-ouvertes.fr/docs en demandant en sortie : URI, Date de soutenance, Auteur et Titre français du document.

Puis, via un test de recouvrement (sur Date, Auteur, Titre), les thèses TEL auxquelles correspondent une notice de thèse originelle papier (notice « mère ») dans le Sudoc, ont été identifiées. Dans un cas sur trois, le taux de recouvrement a échoué (soit 0 notices trouvées dans le Sudoc ou plus de 5)

Ensuite, à partir du NNT,  les différentes notices de reproduction (notices « filles ») rattachées à une notice « mère » ont été identifiées dans le Sudoc, ce qui a permis d’exclure les thèses possédant déjà une notice de reproduction et faisant mention, en zone 856, d’une URL (vers TEL ou Pastel) et pour lesquelles le  signalement avait déjà été effectué.

Après un passage par ces différents tamis, il restait environ 22 000 documents TEL disposant d’une notice de thèse originelle dans le Sudoc. Parmi ces 22 000 documents, n’ont pu être conservées que 15 500 thèses dont la notice de thèse originelle « passait l’AlgoSudoc » et apparaissait dans theses.fr [afin d’améliorer le référencement des thèses dans theses.fr, rappelons que les établissements sont invités à corriger les notices WinIBW qui ne « passent pas l’AlgoSudoc »].

Theses_TEL_image1

Theses_TEL_image2

Les thèses de TEL : reproductions exactes ou autres versions des thèses ?

Une fois identifiés les documents potentiellement à signaler dans le Sudoc,  la question de la méthode s’est posée : dans la mesure où les notices de reproduction décrivant les thèses TEL allaient être générées en masse à l’aide de scripts, il fallait en effet rester prudent.

L’Abes n’étant pas en mesure de vérifier la conformité du dépôt TEL avec la thèse originelle archivée par l’établissement de soutenance, il a été décidé de ne pas signaler les documents déposés sur TEL en tant que reproductions exactes, mais en tant qu’« autres versions » des thèses archivées en bibliothèques.

En lieu et place de l’habituelle zone 455/456 (reproduction de/reproduit comme), nous avons donc opté pour une paire de zones 452 (autre édition sur un autre support), ce qui permet de ne pas statuer sur l’identité de contenu entre la version originelle de la thèse et la version déposée sur TEL.

Ce choix a été renforcé par la suppression, dans la notice ainsi créée, du Directeur de thèse, de l’Université de soutenance, des membres du jury et du NNT, de sorte que le traitement de ces documents corresponde à celui réservé habituellement à une « version commerciale » de thèse. Ce traitement catalographique est applicable à toutes les « autres éditions » et « autres versions » d’une thèse, qui ne sont pas des reproductions exactes ou ne peuvent être considérées comme telles en l’absence de vérification.

La note de thèse (zone 328 : Texte remanié de …) a été conservée [on peut, dans WinIBW, interroger l’index nth pour retrouver les thèses par établissement de soutenance]. De son côté, le NNT est déplacé à la fois en zone de note (zone 305 : « Cette édition peut différer de la version de soutenance enregistrée sous le Numéro National de Thèse : 20XXZZZZ0001 ») et en tant qu’identifiant dans un autre système (zone 033) pour pointer sur la page correspondante sur theses.fr.

Theses_TEL_image4

Bilan

Après plusieurs mois de réflexion, le chantier de signalement des thèses de TEL dans le Sudoc lancé le 26 avril 2018 s’est achevé le 4 mai 2018. Il a donné lieu à la création de quelques 15 500 notices Oa liées à une notice de thèse originelle Aa [on peut les retrouver en interrogeant la zone 035 avec la requête « che sou tel? OU pastel? OU hal? »].

a_noter [voir en fin d’article le nombre de notices créées par établissement].

Le lien d’accès au fichier de la thèse s’affiche désormais sur theses.fr de la façon suivante :  Theses_TEL_image3

Par ailleurs, toutes les notices créées se sont vues attribuer un « exemplaire Abes » afin d’apparaître sur le catalogue Sudoc public.

Dans la mesure où il s’agissait d’une première, la prudence a été de mise, aussi bien en ce qui concerne le périmètre choisi que le traitement retenu pour la création de ces notices. Notre objectif a été, avant tout, de permettre l’intégration dans la notice Sudoc d’un lien vers le texte intégral là où on ne disposait que d’une notice de thèse originelle papier.

Si la procédure choisie – notamment le test de recouvrement – mérite encore d’être affinée, l’objectif est  de parvenir au signalement dans le Sudoc de l’ensemble des thèses de doctorat déposées sur TEL. Pour ce faire, le chantier sera relancé l’année prochaine, puis tous les deux ans.

Après l’Abes, c’est au tour des établissements de jouer

Les établissements sont libres de compléter ou corriger les notices créées, notamment afin de remplacer la zone 452 par une zone 456 – après vérification de la conformité du dépôt TEL avec la version de soutenance – et d’appliquer le traitement habituellement réservé aux reproductions de thèses de doctorat.

Ils peuvent également demander à l’Abes une exemplarisation automatique sur un lot de thèses TEL, afin d’enrichir leur catalogue local.

Enfin, ceux qui souhaitent améliorer le signalement de leurs thèses dans le Sudoc afin, d’une part, de permettre leur référencement dans theses.fr, et, d’autre part, d’obtenir une meilleure couverture Sudoc / TEL, sont invités à contacter le service des Thèses qui pourra leur fournir la liste des thèses ayant été écartées du chantier et dont la reprise est nécessaire.

N’hésitez donc pas à nous solliciter via ABESstp en cas de problèmes ou pour avoir plus de détails sur les outils utilisés et la méthode suivie.

Annexe : Nombre de notices créées par établissement (code court)

Etab. Nb de notices créées Etab. Nb de notices créées Etab. Nb de notices créées
AGPT 46 ENST 117 NAN2 8
AGUY 12 ENSU 8 NANT 285
AIX1 192 EPHE 16 NCAL 1
AIX2 80 EPXX 310 NICE 362
AIX3 94 ESAE 29 NSAM 1
AIXM 1 ESMA 56 NSAR 13
AMIE 31 ESTA 6 OBSP 30
ANGE 16 EVRY 19 ORLE 182
ARTO 5 GLOB 18 PA01 283
AVIG 10 GRE1 1616 PA02 3
BESA 169 GRE2 28 PA03 39
BOR1 284 GRE3 22 PA04 33
BOR2 24 GREN 163 PA05 72
BOR3 44 IEPP 17 PA06 1885
BOR4 45 INAL 7 PA07 625
BORD 1 INAP 75 PA08 45
BRES 115 INPG 890 PA09 49
CAEN 380 INPL 22 PA10 97
CERG 13 INPT 33 PA11 901
CHAM 130 ISAL 1 PA12 12
CLF1 6 ISAM 11 PA13 28
CLF2 270 ISAR 72 PAUU 66
CNAM 34 ISAT 48 PERP 30
COMP 54 LARE 2 POIT 110
CORT 16 LARO 49 POLF 1
DENS 20 LEHA 40 REIM 6
DIJO 107 LEMA 6 REN1 466
DUNK 18 LIL1 42 REN2 43
ECAP 70 LIL2 25 ROUE 123
ECDL 22 LIL3 15 STET 33
ECDM 1 LIMO 6 STR1 136
ECDN 52 LORI 46 STR2 8
ECLI 10 LYO1 79 STR3 2
EHEC 36 LYO2 4 STRA 33
EHES 196 LYO3 12 TELB 9
EIAA 11 LYON 1 TELE 3
EMSE 23 LYSE 1 TOU1 13
ENAM 296 MARN 58 TOU2 69
ENCR 1 METZ 30 TOU3 453
ENGR 40 MNHN 37 TOUL 9
ENMP 291 MON1 29 TOUR 62
ENPC 290 MON2 303 USPC 52
ENSA 11 MON3 27 VALE 58
ENSF 5 MULH 13 VERS 71
ENSL 63 NAN1 78

La géolocalisation des autorités géographiques dans le Sudoc – partie 1

Cette série de billets écrite par Elena Avellino présente le travail de géolocalisation de notices d’autorité géographiques dans le Sudoc, réalisé par l’Ecole française de Rome.

  1. Finalités, modalités et applications (ce billet)
  2. Mode d’emploi de la géolocalisation

Pourquoi la géolocalisation ?

Entre 2014 et 2016, en collaboration avec l’Abes, les Écoles françaises à l’étranger (École française d’Athènes, École française de Rome, Casa de Velàzquez à Madrid, Institut français d’archéologie orientale du Caire et École française d’Extrême-Orient) ont conduit le projet « ArchéoRef : signalement de publications archéologiques dans le Sudoc » (voir le poster présenté aux JABES en 2015).
C’est à l’occasion de ce projet qu’ont eu lieu les premières géolocalisations de notices d’autorité géographique dans le Sudoc. À l’EFR, le groupe de travail était composé de Nadia Marconi -archéologue et documentaliste- et moi-même, bibliothécaire et archéologue. Il s’agissait de géolocaliser les notices d’autorité décrivant des sites fouillés par l’Ecole française de Rome.

La géolocalisation vise 3 objectifs :

  • enrichir les notices d’autorités géographiques (Tg),
  • contribuer à la pertinence des recherches bibliographiques dans le Sudoc
  • faciliter l’accès aux ressources liées à un site.

Son intérêt ici est strictement documentaire : en aucun cas; elle n’a la prétention de constituer une base de données proprement topographique ou géographique.

Le travail pour ArchéoRef  a abouti à la mise  au point d’un outil de recherche qui met en relation :

  • une entité géographique
  • l’accès aux données bibliographiques recensées dans le Sudoc qui la concernent
  • sa visualisation sur une carte

Quel est le principe de la géolocalisation dans les notices d’autorité ?

Les coordonnées géographiques saisies dans la notice d’autorité géographique du Sudoc – accompagnée si nécessaire d’un contrôle de la qualité de la notice, de doublons ou encore de la pertinence des liens – sont répercutées immédiatement dans l’interface publique IdRef, qui donne l’accès au positionnement sur une carte géographique et aux notices bibliographiques liées.

Saisie dans WinIBW, l’outil de production du Sudoc :

geolocalisation_notice_winibw

Notice Tg « Pompéi (ville ancienne) » PPN 027243303

Visualisation des données dans l’interface publique IdRef :

geolocalisation_notice_idref

Notice « Pompéi (ville ancienne) » affichée dans IdRef (https://www.idref.fr/027243303)

Accès à la géolocalisation du site archéologique  (bouton « GÉOLOCALISATION » d’IdRef) :

geolocalisation_bouton

Quelles sont les applications, actuelles et à venir  ?

A l’EFR, la géolocalisation dans le Sudoc a été associée à une analyse du référencement bibliographique des sites fouillés par l’établissement et a été utilisée pour enrichir leur présentation dans notre page web. Exemple : Porta Nocera, Pompéi (Italie)  :

Le développement de la géolocalisation des entités géographiques pourrait aboutir à des véritables cartes interactives thématiques qui donneraient accès à la localisation du site, à la notice d’autorité et à sa bibliographie (monographies). L’EFR étudie d’ailleurs, comme suite possible au projet ArchéoRef, le projet d’une carte interactive des monuments de la Rome antique. Contrairement à d’autres projets similaires qui demandent une saisie spécifique des références, la bibliographie de ces cartes thématiques serait alimentée de manière autonome et en temps réel par le catalogage et l’indexation du Sudoc : il s’agirait d’une « bibliographie thématique dynamique ».

Simulation de carte thématique sur les monuments de Rome :

geolocalisation_carte_rome

Géolocalisation de l’Arc de Titus (à gauche) et du Colisée (à droite), visualisation de leur notice d’autorité, puis de leurs bibliographies respectives.

D’autres possibilités sont également envisageables, par analogie à celles qui s’appliquent aux autorités Nom de personne. Par exemple, le renvoi dans les articles de Wikipédia :

geolocalisation_simulation_wikipedia

… ou l’insertion du lien dans d’autres bases de données bibliographiques. À titre d’exemple, pour les Mélanges de l’Ecole française de Rome Antiquité  (Revue.org), on pourrait insérer le renvoi à la notice IdRef dans les index :

geolocalisation_simulation_revue_org

Simulation de l’écran de présentation de la revue, sur revue.org

En conclusion

Les interfaces de consultation peuvent encore être améliorées et adaptées à l’usage. Naturellement, les développements que nous avons évoqués, si jugés utiles et pertinents, demanderaient certainement d’autres aménagements techniques. Il nous semble en revanche intéressant de disposer potentiellement d’un outil qui permettrait de conjuguer une carte interactive d’entités géographiques normalisées et une bibliographie automatiquement mise à jour, qui puiserait ses références dans le riche catalogue collectif du Sudoc.

                     Elena  Avellino
 Bibliothèque de l’École française de Rome
elena.avellino[at]efrome.it
logo_EFR

 

 

 

 

 

La géolocalisation des autorités géographiques dans le Sudoc – partie 2

Cette série de billets écrite par Elena Avellino présente le travail de géolocalisation de notices d’autorité géographiques dans le Sudoc, réalisé par l’École française de Rome.

  1. Finalités, modalités et applications
  2. Mode d’emploi de la géolocalisation (ce billet)

Ce billet expose les modalités de géolocalisation et la transcription de ces données dans l’outil de production du Sudoc, WinIBW.

Étape 1 : définir la référence cartographique

Dans le cadre d’ArchéoRéf, nous avons choisi d’utiliser Google Earth qui permet le relevé des coordonnées sexagésimales et décimales. Les coordonnées obtenues doivent être converties dans le format Unimarc Autorités dans la zone 123. La visualisation sur la carte est réalisée avec Google Map qui ne lit que les coordonnées décimales du champ 123 ($q $r $s $t). Les données sexagésimales ne sont donc pas obligatoires. Par ailleurs, la géolocalisation peut s’effectuer avec d’autres systèmes de référencement cartographique (ex. Geonames).

Étape 2 : établir le degré de précision du pointage

Il est nécessaire ensuite d’établir le degré de précision du pointage. Ce paramètre peut être élaboré en fonction de la fiabilité des sources de localisation et des références des coordonnées cartographiques. Ainsi l’Ecole française d’Athènes a élaboré des paramètres un peu différents de ceux de l’EFR (référence cartographique prise à partir du WebSIG mis au point par les fouilleurs).  Il est en revanche indispensable de toujours mentionner, dans la notice, les modalités de localisation.

L’EFR a fixé trois paramètres de pointage :

  • point exact : pour localiser les structures dont la localisation est certaine comme un bâtiment déterminé ou les petits sites (ex. Amphithéâtre de Pompéi)
  • central : pour les sites plus étendus comme les villes. Dans ce cas nous avons pointé une aire centrale (ex. pour Pompéi, le forum)
  • approximatif : en absence de données exactes nous avons choisi de prendre les coordonnées d’une aire géographique plus étendue.

Étape 3 : relever les coordonnées

À partir de Google Earth :

a) Saisir le nom de la localité (pays, ville ; ici : Pompéigeolocalisation_google_earth_1

b) Visualiser la zone plus ou moins étendue proposée en résultat :

geolocalisation_google_earth_2

c) Cibler, avec le pointeur, le point qui intéresse (ici : l’amphithéâtre de Pompéi)

geolocalisation_google_earth_3

On obtient pour l’Amphithéâtre de Pompéi  –  Coordonnées Google Earth (Est du méridien de Greenwich):

Coordonnés décimales : 40.751297° latitude Nord, 14.495274° longitude Est.

Étape 4 : transcrire la géolocalisation dans WinIBW

Dans la notice d’autorité Tg « Pompéi (ville ancienne) — Amphithéâtre » :

a) insérer la zone Unimarc 123 : coordonnées géographiquesgeolocalisation_zone_123warning_48Attention ! dans chaque sous-zone, il ne faut pas dépasser 8 caractères. Si les coordonnées de géolocalisation sont plus longues, il faut supprimer les derniers chiffres. Les coordonnées des lieux à l’Ouest du méridien de Greenwich dans Google Earth sont signalés par le signe « -« , qui se transcrit dans WinIBW par « 00 ».

Exemple : les coordonnées de Google Earth pour Baelo Claudia (Espagne ; site archéologique ») se transcrivent ainsi :
123 ##‎$de0054630‎$ee0054630‎$fn3605226‎$gn3605226

b) compléter les autres zones Unimarc :

  • 356  : « Note géographique », dans laquelle sont renseignés la base cartographique de référence et le degré de précisiongeolocalisation_zone_356
  • 686 : « Autres classifications », où on indique éventuellement le cadre du projet de géolocalisationgeolocalisation_zone_686
  • 899 : « Note du catalogueur interne au Sudoc » : c’est une zone spécifique aux notices géographiques dont le point d’accès contient une subdivision Rameau $x, $y ou $z, notices dérivées de la BnF et dont la mise à jour est automatique dans le Sudoc (identifiées par la zone 035). La zone sert à éviter que les imports automatiques de la BnF écrasent les données insérées dans le Sudoc, tout en conservant une trace de l’alignement des notices dans les deux catalogues.

899 ##$aIdentifiant RFBNF de la notice à ne pas placer en 035 pour ne pas risquer de perte de données : « FRBNFXXXXXXXXX »

d) faire les liens :

  • 515 : « point d’accès en relation – Nom géographique ». Il s’agit de lier aux sous-unités pertinentes, et réciproquement

geolocalisation_zone_515-bis

En conclusion

L’opération de géolocalisation et la saisie dans le SUDOC se font assez rapidement. À partir de notre expérience, en revanche, le travail de révision et la rétroconversion du corpus des notices bibliographiques liées a été le plus chronophage. Nous avons rencontré également quelques problèmes pour localiser et identifier les sites fouillés anciennement et dont la publication était fragmentaire et incomplète (par exemple,  quelques sites de l’Afrique du Nord).

Elena Avellino
Bibliothèque de l’École française de Rome
elena.avellino[at]efrome.it
logo_EFR

 

 

Synthèse de l’enquête « Évaluation du dispositif CERCLES »

CERCLES_pencils_by_art_sourse

Le dispositif CERCLES (Corrections et Enrichissements par le Réseau de Corpus de l’Enseignement Supérieur) a été lancé en 2015.
Depuis, 17 chantiers ont été lancés, dont 9 encore en cours.

Avec le double objectif d’évaluer les modalités de fonctionnement actuelles et de réfléchir à l’évolution du dispositif, une enquête a été menée, en février 2018, auprès des 18 responsables de chantiers CERCLES.

Voici un résumé de leurs opinions sur le dispositif.

Taux de participation : 77,7 %

18 responsables de chantier ont été sollicités, 14 ont validé le questionnaire. Cela constitue le corpus de réponses complètes et exploitables.
Ceux qui n’ont pas répondu appartiennent à des chantiers co-gérés ; à chaque fois, leurs binômes ont validés leurs réponses, de telle sorte qu’on peut affirmer que, si l’enquête ne reflète pas la totalité des établissements CERCLES, elle reflète en revanche la totalité des chantiers.

Sur l’organisation mise en place par le responsable de chantier :

  • le plus souvent, une petite équipe est mise en place, sans organisation très formelle (échanges sans réunions systématiques et planifiées), mais avec un document collaboratif.
  • s’il n’y a qu’1 agent sur le chantier, l’organisation se met en place en tenant compte de ces moyens limités ; la conduite solitaire d’un chantier n’entrave pas sa réalisation.
  • tous les responsables évoquent la difficulté à faire du « reporting » auprès de leur direction, par manque de document modèle.
  • chacun ressent le besoin de créer des documents spécifiques (procédures, scripts).
  • il semble difficile de prévoir en amont la durée du chantier :
    • le travail en mode projet (estimation, contrôle, révision) n’est pas systématiquement appliqué ;
    • les tâches d’organisation, de coordination ne sont pas quantifiées, au départ, dans le temps estimé nécessaire pour le chantier ;
    • il faut gérer des aléas et des charges de travail imprévues.
  • par contre, le travail CERCLES reste souvent prioritaire, en cas d’aléas.

Sur la reconnaissance de la fonction de responsable de chantier :

  • le plus souvent, un chantier est lancé à l’initiative de l’équipe de catalogage.
  • le travail CERCLES est davantage lié à l’agent (la personne) qu’à sa fonction (la fiche de poste). Ainsi :
    • il n’y pas d’objectifs et d’indicateurs associés dans la fiche de poste des agents responsables de chantier ;
    • aucune pérennité du chantier n’est assurée si l’agent quitte l’établissement.

Sur les enrichissements apportés par le chantier :

  • les axes d’enrichissements s’avèrent toujours plus importants que ceux prévus au départ.
  • les difficultés rencontrées pour les corrections sont liées aux difficultés du traitement des documents électroniques, pas au dysfonctionnement du dispositif CERCLES.
  • la collaboration avec l’éditeur du corpus, au sein du chantier, est utile, mais pas obligatoire.

Sur l’apport de l’ABES :

  • les services sont appréciés, à part l’espace de travail collaboratif, perfectible dans sa forme et dans son usage.

Sur la reconnaissance du réseau :

  • les responsables de chantier n’ont pas vraiment d’avis sur la question. Mais ignorer si on est reconnu ne veut pas dire qu’on ne l’est pas. Cela signifie simplement qu’on n’a jamais eu le moyen de mesurer cette reconnaissance (par exemple, l’ABES n’ pas inclut cette question dans l’enquête 2017 sur les usages professionnels du Sudoc).

Sur les évolutions du dispositif CERCLES :

  • les responsables actuels n’envisagent pas forcément de nouveaux chantiers, puisque la charge de travail est déjà importante.
  • le besoin de lancer des chantiers liées aux données d’autorités de leurs corpus n’apparait pas comme une priorité.
  • les chantiers à venir devraient être d’une volumétrie moins importante, pour attirer d’autres bibliothèques.

 

CERCLES_crayonsEt maintenant… ?

L’équipe de l’ABES en charge de coordonner le dispositif CERCLES analyse ces résultats pour formuler une série de préconisations, qui seront ensuite communiquées au réseau.

La synthèse complète et détaillée des résultats est disponible  ICI.

Univ-Droit et IdRef : une coopération ambitieuse et réciproque

Retours sur une coopération fructueuse entre  l’équipe IdRef de l’Abes et l’équipe d’Univ-Droit dans le cadre de l’UNJF – Université Numérique Juridique Francophone, dont Gilles Dumont, professeur de droit public, est le directeur.

Le portail Univ-Droit

univ-droit_logoUniv-Droit, site dédié au Droit et aux Sciences Politiques, porté par la Conférence des doyens des Facultés de droit, est un outil incontournable pour aborder le champ juridique national. On y trouve des informations sur l’ensemble des formations juridiques universitaires, des structures de recherche et des instances professionnelles ainsi qu’une offre conséquente de ressources pédagogiques (cours en ligne).

Deux annuaires sont également disponibles, qui consacrent une page propre aux entrées de type :

enseignants

structure

Conçus pour la diffusion des informations autant que pour leur bonne gestion interne et relationnelle, ces annuaires s’appuient sur des listes contrôlées et des référentiels, une démarche indispensable pour assurer les liens entre ressources et acteurs. Initiée dès l’origine du portail, cette étape d’identification concerne les données de type  :

  • Structures : la quasi-totalité des entrées s’appuie sur un référentiel national (RNSR pour les laboratoires, UAI pour les structures d’enseignement, Numéro national pour les Ecoles doctorales). Ce travail d’identification a été effectué en coopération avec l’équipe ScanR, et est donc sécurisé.
  • Personnes : certaines pages d’enseignants-chercheurs comportent déjà des renvois vers leur notice d’autorité dans IdRef (exemple : https://univ-droit.fr/universitaires/24364-alain-supiot) sans toutefois que cette identification ne soit exhaustive.

noticeidref

Coopération avec l’Abes

A l’automne dernier, suite à une présentation d’IdRef dans le cadre du groupe de travail “Moteur de recherche” de  SupNumérique, initiative ministérielle destinée à la valorisation des Ressources Pédagogiques Numériques, l’Abes a été sollicitée par l’équipe d’Univ-Droit afin de généraliser l’identification fiable et pérenne des données de type Personnes. En effet, disposer d’identifiants fiables, pérennes et partagés pour l’ensemble des acteurs recensés – personnes physiques ou morales – est une garantie pour l’interopérabilité des données.

Alignement des enseignants-chercheurs

La première opération, similaire à celle détaillée ici, a consisté à identifier automatiquement plus de 90 % des 3 728 enseignants-chercheurs recensés dans Univ-Droit. Et cette fois encore, les alignements produits par l’algorithme se sont révélés très fiables. Enfin, pour les alignements considérés moins sûrs, les données inscrites dans les notices d’autorité sont venues valider les candidats.

Comme à l’accoutumée, cette opération d’alignement a mis en évidence bon nombre d’anomalies dans les données de type Personnes (coquille dans les noms, doublons…), ce qui a donné lieu à autant de corrections, étape importante pour l’amélioration qualitative des données.

Au final, c’est maintenant l’ensemble de la communauté des juristes et politologues français qui dispose désormais d’une identification fiable !

Enrichissements réciproques

Côté IdRef : seront intégrées au sein des notices IdRef, les URL des pages personnes d’Univ-Droit ainsi que des données disciplinaires ou d’affiliation qui en seront extraites pour enrichir et consolider le contenu des autorités. Concrètement, pour ceux qui « parlent Unimarc », le résultat sera l’ajout d’une zone 035 – numéro source dans Univ-Droit, ajout/modification d’une zone 340 – note sur la biographie et les activités.

Côté Univ-Droit : dans les pages Personnes d’Univ-Droit, les renvois vers les notices d’autorité IdRef ont été systématisés. Il en sera probablement de même avec les renvois vers les pages Personnes de theses.fr : https://www.theses.fr/027151808.

Cette démarche double permet à la fois de multiplier les rebonds web et le référencement réciproque, de désambiguïser les personnes d’Univ-droit et de consolider les notices autorités parce qu’elles sont maintenant reliées “physiquement” à Univ-Droit.

Récupération par Univ-Droit des données bibliographiques liées

L’affichage des publications dans les pages d’enseignants-chercheurs va pouvoir évoluer. Pour ce faire, Univ-Droit a l’intention d’exploiter le nouveau web service d’IRef – «References », disponible depuis la V2 d’IdRef (octobre 2017) : pour un identifiant IdRef donné, le webservice renvoie l’ensemble des documents associés dans les différents catalogues ou sources de données bibliographiques connus d’IdRef, à savoir le catalogue Sudoc bien entendu mais aussi theses.fr, Calames, Persée et d’autres.

Jusqu’à présent, dans Univ-Droit, les publications Sudoc proviennent d’une interrogation de HAL – le plus souvent suite à une requête forgée du nom-prénom croisé avec le labo de rattachement – pour aller chercher les rares ISBN dans les résultats de la recherche HAL de type “ouvrage”, qui sont ensuite croisés avec le web service “ISBNtoPPN” pour aboutir, enfin,  à la notice Sudoc.

Prenons l’exemple de Véronique Champeil-Desplats. Cette méthode permet de remonter comme résultats 3 monographies dotées d’un ISBN. En interrogeant le web service « references » d’IdRef avec comme seul paramètre l’identifiant IdRef de Véronique Champeil-Desplats – http://www.idref.fr/services/references/05505563X – on obtient 27 monographies ainsi que son rôle dans chacune. C’est plus simple et plus complet !

L’Abes espère que cette nouvelle exposition des données Sudoc dans Univ-Droit engendrera des retours des enseignants-chercheurs qui constateront que des intrus figurent parmi la liste de leurs ouvrages.

Une nouvelle rubrique pour les thèses

En plus des rubriques déjà présentes, une nouvelle rubrique Thèses va voir le jour puisque le web service “references” utilise theses.fr comme source.
thesesEn conclusion, parce qu’Univ-Droit connaît les identifiants IdRef, l’exposition et la moisson des publications des enseignants-chercheurs en droit et sciences politiques est sécurisée. Parce qu’IdRef connaît Univ-Droit, les notices de ces enseignants-chercheurs sont enrichies et les liens aux données bibliographiques des catalogues sources fiabilisées.

Cette coopération fructueuse entre l’Abes et Univ-Droit démontre, si besoin est, que les chantiers de mise en interopérabilité des données – ici l’identification fiable et pérenne des enseignants-chercheurs – constituent un moteur puissant pour l’amélioration concrète de leur qualité, et conforte l’ambition de construire progressivement un véritable “réseau numérique de confiance” au service  des ressources de l’ESR.

François Mistral, responsable IdRef