Une politique de développement au service de l’ouverture et de la qualité des codes source

Dès 2015, le service Conception et Développement s’est doté d’une politique de développement reposant sur une philosophie open source. Depuis lors, celle-ci cadre les réalisations portées par le département Systèmes d’Information et du Numérique (DSIN) de l’Abes,

Partage de bonnes pratiques

Lors de la mise en place de cette démarche, les nombreux bénéfices attendus avaient en commun le fait de renforcer le travail en équipe en favorisant des pratiques communes de développement. Il s’agissait principalement de :

  • faciliter la maintenance des applications en évitant l’éparpillement dans le choix des technologies et architectures utilisées
  • coder selon des standards communs afin que chacun puisse se repérer dans les applications
  • faciliter l’intégration de nouveaux développeurs en leur fournissant un guide de bonnes pratiques
  • faciliter le respect des principes et règles en termes de sécurité en spécifiant les procédures à suivre

Aujourd’hui, ces bonnes pratiques sont largement partagées par les développeurs de l’Abes : respect des règles de codage, utilisation de branches, versionnage du code source, programmation de tests unitaires, documentation du code….

Pour consolider l’appropriation de ces pratiques, des séances de travail de type coding dojo ou pair programming sont régulièrement organisées.

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Identifiants : les bibliothèques ne sont pas en reste

Les identifiants forment notre pain quotidien de bibliothécaires. Tous ces sigles si opaques pour les non-initiés (IdRef, ORCID, ISSN, ISBN, DOI…), ces clés numériques cherchent à identifier, de manière unique et si possible pérenne, quelqu’un ou quelque chose, pour pouvoir échanger des informations à son propos.

Il parait donc naturel que les bibliothèques elles-mêmes, qui en sont si friandes à la fois comme productrices et consommatrices, aient leur propre identifiant. Une norme (ISO 15511, dernière mise à jour en 2019) le définit depuis 2003 : c’est l’ISIL, pour International Standard Identifier Libraries and related organisations. Et – le saviez-vous ? – en France, c’est l’Abes qui est chargée d’attribuer ces identifiants, comme agence de numérotation, et ce pour l’ensemble des bibliothèques, bien au-delà du périmètre de l’enseignement supérieur. Si les bibliothécaires seraient bien en peine de réciter de tête leur ISIL, c’est parce qu’elles et ils ignorent que ce numéro est tout simplement basé sur un autre, bien connu dans les réseaux Sudoc et Sudoc-PS : le RCR (Répertoire des Centres de Ressources).

ISIL = FR-RCR ! 

Le RCR : cette élégante suite de neuf caractères, qui permet, par sa conception, d’identifier presque au premier coup d’œil l’origine, au moins géographique, d’une action dans le Sudoc. Les RCR sont en effet des identifiants signifiants : ils réutilisent des codes. Le premier d’entre eux, le numéro de département, est le plus familier, au moins à ceux d’entre nous qui furent habitués aux longs trajets en voiture. Le second est présent sur toutes nos cartes Vitale, car il est aussi utilisé dans une portion du numéro de sécurité sociale.

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Eplouribousse, une application web pour dédoublonner les périodiques

Qu’il s’agisse des nombreuses fusions d’établissements, des regroupements ou  des intégrations de bibliothèques, ces opérations, souvent réalisées dans un délai restreint et avec les moyens du bord, ont généré et génèrent encore d’importantes opérations de dédoublonnages des collections. En effet,  ces opérations, qui ne reposent généralement pas sur une infrastructure déterminée, font l’objet de protocoles maisons ingénieux et plus ou moins complexes utilisant une batterie d’outils disparates (tableurs, messagerie, dépôts de fichiers…), ce qui implique des manipulations fastidieuses et potentiellement génératrices d’erreurs.

C’est dans l’objectif de faciliter ce type d’opérations que le Service des Bibliothèques de l’Université de Strasbourg a mis au point une application inédite  dédiée au dédoublonnement des périodiques : nommée Eplouribousse – du latin «e pluribus unum» ou «de plusieurs un seul», expression forgée par Virgile dans le poème «Moretum», cette application a été développée en interne par un personnel de la filière bibliothèques, en relation avec le le pôle Communication de l’établissement qui s’est chargé de son ergonomie et son habillage graphique.

Eplouribousse est actuellement utilisée dans le cadre de 3 projets de conservation partagée impliquant 8 bibliothèques de l’université de Strasbourg et d’établissements partenaires (École Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement et Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg).

à noter : le code source d’Eplouribousse est disponible sous licence GPLv3 à partir du GitHub de l’Abes. Chacun est invité à l’adapter, le modifier, y contribuer …

Une application web sécurisée

Application web sécurisée, Eplouribousse intègre toutes les fonctionnalités de base attendues d’un tel outil : calcul des candidats, positionnement, instruction et édition de rapports. Elle embarque son propre workflow, un outil de suivi, un module complet d’administration et d’authentification (Framework Django) et divers utilitaires, comme la recherche croisée par PPN et par bibliothèque.

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Nouvel import Sudoc : les notices du catalogue Général de la BnF par son service SRU

en résumé : les nouvelles notices du Catalogue Général de la Bibliothèque nationale de France (BnF) sont dorénavant importées de façon hebdomadaire. Le workflow mis en place par l’Abes permet leur récupération en interrogeant le service SRU (Search Retrieval via URL) de la BnF, leur traitement et leur enrichissement. Le périmètre de l’import de notices BnF s’élargit puisque les notices descriptives des documents cartographiques, les pré-notices et les notices multimédias multisupports sont également chargées en base de production. 

Jusqu’à présent, l’import des notices issues de la BnF était effectuée lors de chargements bimensuels par la récupération des fichiers déposés sur leur serveur. Depuis janvier 2021, ce chargement est remplacé par un import automatique hebdomadaire programmé chaque  mardi qui s’appuie sur  le service SRU de la BnF.

Périodicité et périmètre de l’import

Périodicité

Grâce aux workflows mis en place, les notices issues de la BnF sont versées, enrichies et mises à jour chaque semaine dans la base de production du Sudoc.

Périmètre de l’import

Ce flux conserve le périmètre de l’import bimensuel initial (monographies imprimées, ebooks, enregistrements sonores musicaux et non musicaux, documents audiovisuels). En outre, ce chargement concerne de nouvelles données : les notices des documents cartographiques et des documents multimédias multisupports ; les pré-notices.

à noter : cet import ne concerne pas les notices de périodiques, récupérées grâce à l’import ISSN ni  les autorités qui ne sont pas chargées par ce flux. 

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Le signalement des corpus acquis sous Licence Nationale évolue !

Dans le cadre des programmes d’acquisition de corpus documentaires sous licence nationale lancés il y a 10 ans, les contrats signés avec les éditeurs prévoyaient initialement, que ceux-ci donnent accès aux ressources acquises via leurs plateformes respectives, pour une durée minimale de 5 ans, renouvelable ou non.

En parallèle, les équipes de l’Inist ont développé et alimentent la plateforme nationale ISTEX, infrastructure documentaire indépendante des plateformes commerciales. Pour leur part, les équipes de l’Abes ont signalé – dans le Sudoc ou dans les fichiers KBart mis à disposition via BACON, la base de connaissance nationale – principalement les accès aux ressources via les plateformes des éditeurs. En effet, au début, l’accès direct à un titre de revue ou d’ebook sur la plateforme ISTEX était impossible pour des raisons techniques. En cause, une différence de granularité : alors que le Sudoc et les KBart BACON signalent des titres de revues ou d’ebooks, ISTEX donne très massivement accès aux articles de revues et aux chapitres de monographies.

Or, depuis 2019, l’Inist a mis à disposition un nouveau service : la ‘revue de sommaire’. Grâce à ce dispositif, chaque ebook et chaque revue intégrés à la plateforme ISTEX disposent désormais d’une URL d’accès ‘générique’, basée sur un identifiant de type ARK, unique et pérenne.

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Signalement dans le Sudoc des microfiches de thèses produites par l’ANRT

Pendant près de quarante ans, l’Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT), intégré depuis 2018 à l’Université de Lille, a constitué le maillon central de la reproduction et de la diffusion des thèses de doctorat au niveau national. L’opération consistait à microficher l’exemplaire de thèse imprimée reçue à l’atelier, à dupliquer les microfiches obtenues puis à les expédier aux bibliothèques de l’ESR afin de permettre la consultation sur place. Aujourd’hui, la collection complète des « microfiches-mères » est conservée à l’Université de Lille.

De 1972 à 2017, plus de 240 000 documents ont ainsi été microfichés, reproduisant aussi bien des thèses de doctorat d’État, de 3ème cycle, d’université, des mémoires de DEA ou de DESS, que des thèses «nouveau régime» (i.e. soutenues après la réforme du doctorat de 1984), ce qui constitue un vaste patrimoine scientifique, présent dans de nombreuses bibliothèques et encore largement utilisé.

Malheureusement, et bien que plusieurs établissements aient exprimé le besoin d’exhaustivité du signalement des microfiches dans le Sudoc, celui-ci est resté jusqu’ici très lacunaire : à peine une microfiche sur 3 était signalée. Lorsque la production de microfiches était en cours, cela aurait supposé pour y parvenir de construire des passerelles automatisées entre la base de données de l’ANRT et le Sudoc. Sur une collection circonscrite, le signalement exhaustif est bien entendu plus simple à mettre en oeuvre. Ainsi, lorsque la production de microfiche a cessé en 2017-2018, c’est donc assez naturellement que l’idée de ce chantier a émergé.

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Divinités et héros du monde méditerranéen antique : retour sur le projet RefDivinités

Dyonisos – Source : Européana

Il y a un an, un billet publié sur le blog Fil’Abes proposait un coup de projecteur sur le projet RefDivinités, lauréat de la 2e vague de l’appel à projets CollEx-Persée, visant à faciliter l’indexation des documents et bases de données relatifs à l’Antiquité et à rapprocher IdRef, référentiel généraliste de PACTOLS, thésaurus spécialisé en archéologie.

Sans attendre la fin du projet, ce billet présente un premier bilan des opérations menées par la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (BIS), le traitement des données dans IdRef étant finalisé depuis fin juillet 2020.

 

Une collaboration fructueuse entre chercheurs et bibliothécaires

Au lancement du projet, 23 chercheurs/ses en Sciences de l’Antiquité, plus particulièrement spécialistes des religions du monde méditerranéen antique et de ses marges, ont été sollicités pour définir le corpus. Au-delà des divinités et héros du monde méditerranéen antique, le comité scientifique a décidé d’élargir ce corpus aux entités celtiques ou germaniques connues par des sources romaines. Par ailleurs, certaines aires civilisationnelles, sous-représentées jusqu’à présent, ont fait l’objet d’un enrichissement important comme par exemple les corpus hittite ou étrusque.

 Le comité scientifique a par ailleurs été consulté à plusieurs reprises au cours du projet pour lever des ambiguïtés au sein des deux référentiels, comme, par exemple, lorsqu’il n’existait qu’une seule notice d’autorité décrivant à tort deux personnages distincts.

Des questions de vocabulaire ont également été débattues. En effet, jusqu’à présent – et sauf éventuelles évolutions normatives, les  divinités et les héros du monde antique sont traités par les catalogueurs en tant que notices d’autorité de type  «personne» alors que les chercheurs s’accordent plus volontiers sur les termes de «puissances suprahumaines» ou de «figures». Pour autant, le cap du projet n’a pas varié. En effet, RefDivinités ne se veut pas un projet encyclopédique mais bien un projet à visée catalographique destiné à mettre à disposition des professionnels de l’information des données de référence pour une indexation fine des documents, et à optimiser leur signalement dans le Catalogue Sudoc et le Catalogue Collectif Indexé (CCI) du réseau FRANTIQ.

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Bilan des chantiers « qualité » menés dans les établissements pendant le confinement (printemps 2020)

De mars à juin 2020, la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a contraint les bibliothèques à fermer leurs portes, à généraliser le télétravail et à ré-organiser leurs services.
Cette période de confinement a placé des catalogueurs dans une situation paradoxale, avec des outils à disposition (WinIBW, Calames Prod, IdRef, Paprika…), une gamme de webservices mais peu ou pas de nouveautés à cataloguer.
L’Abes a donc proposé aux membres des réseaux Autorités, Calames et Sudoc des chantiers d’enrichissement et de correction de données existantes, en fournissant, en plus de l’accès aux outils, des conseils méthodologiques pour encadrer, coordonner et réaliser ces chantiers réalisés sur la base du volontariat.

Plus que de lutter contre le désœuvrement, il s’agissait sans doute, pour ces établissements,  volontaires et convaincus de l’intérêt de proposer un catalogue aux données de qualité, de consacrer enfin du temps à un travail d’enrichissement nécessaire, prévu de longue date mais sans cesse repoussé par manque de disponibilité.

Certains établissements se sont fait connaître sur ces chantiers : demandes de précisions, présentation de leur organisation ou de leur méthodologie, communication d’un bilan. D’autres ont œuvré dans l’ombre*.
Nous ne citons ici que quelques-uns d’entre eux, pour illustrer le travail qui s’est fait, mais l’Abes remercie et félicite tous ceux qui ont œuvré à améliorer la qualité et la structuration des données.

Voici les initiatives connues de l’Abes réalisées pendant le confinement.

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Convertisseur IdRef : toute la richesse des services Zotero au service des utilisateurs

Dorénavant, que les données proviennent du Sudoc, de theses.fr, de Persée, de la BnF, de HAL, de OATAO ou d’ORCID, l’ensemble des références bibliographiques fédérées sur les pages IdRef sont récupérables par Zotero.

Comment ça marche ?

Lors d’une navigation dans une notice d’IdRef,  les connaisseurs auront identifié au premier coup d’œil dans la barre des tâches de leur navigateur, la présence de l’icône « dossier jaune » – qui ouvre tant de possibilités à l’utilisateur de Zotero au vu de l’étendue sans cesse croissante de cet outil formidable.

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L’alignement des identifiants auteurs entre IdRef & HAL : un état des lieux

Certaines questions récurrentes au sujet de l’alignement des identifiants auteurs – IdRef et IdHal en tête ; ORCID non loin  – dénotent, à tout le moins, un certain flou dans le paysage des identifiants au niveau national.

Pour y répondre, il faudrait rappeler et approfondir les finalités de chacun des identifiants, expliciter les orientations institutionnelles et clarifier certains ressorts techniques sous-jacents. Plus modestement, ce billet vise à actualiser les actions au long court menées par l’Abes dans le domaine des  identifiants et référentiels, actions précédemment détaillées dans un billet Punktokomo (2017).

De quelques questions récurrentes

  • Comment fonctionne l’alignement entre IdRef et HAL ?
  • Sur quels critères de correspondance se fait l’alignement entre les identifiants IdRef et IdHAL ?
  • Cet alignement génère-t-il un enrichissement automatique d’IdHAL par IdRef ?
  • Que faire s’il n’existe pas d’IdHAL ?
  • Quels sont les bénéfices attendus des alignements d’identifiants, dans HAL en particulier ?
  • Est-il prévu des transferts automatiques de références bibliographiques d’IdRef vers HAL ?
  • Quelles recommandations pour les chercheurs publiants ?

Telles sont les questions qui sont posées régulièrement à l’équipe IdRef et voici quelques éléments de réponses.

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