BACON et la labellisation des données : à quelle aune mesure-t-on la qualité d’un fichier KBART ?

rvb-sloganLa recommandation KBART  , portée par la NISO, a une immense qualité : elle est relativement simple à comprendre et à implémenter. Un fichier KBART doit répondre à des exigences très peu contraignantes de prime abord : des intitulés de colonnes normalisés et parlants (‘publication_title’, ‘first_author’, …), une sortie sous la forme d’un fichier .txt, format universel s’il en est, encodage en UTF-8,… Faire un fichier KBART à la main  n’est donc pas compliqué en soi. La première vérification faite  à l’ABES consiste donc à vérifier que le fichier fourni par un éditeur remplit bien toutes les obligations pour qu’il soit conforme à la recommandation KBART. Sans entrer dans les détails de la recommandation, soulignons ici que nous sommes particulièrement vigilants sur les points suivants :

•    Nom du fichier normalisé (Editeur_consortium/région_package_date.txt)
•    Encodage UTF-8
•    Fichier tabulé (.tsv, .csv, .ssv)
•    Présence des 25 colonnes obligatoires
•    Colonnes correctement nommées
•    Colonnes correctement remplies (respect de la norme ISO 8601 pour les dates, de la description de la volumaison, des valeurs fermées le cas échéant,…)

Les difficultés émergent lorsque l’on essaye de confronter la simplicité apparente de la recommandation avec la réalité, parfois tordue il est vrai, des plates-formes   de périodiques et ou de livres en ligne. KBART est simple, simpliste si on le compare au MARC. La version 2 de la recommandation améliore sa précision (prise en compte des livres électroniques, de l’open access, de l’histoire d’un périodique), sans doute au détriment de sa facilité d’implémentation qui heureusement reste élevée, mais elle n’est toujours pas en mesure de décrire les cas complexes  .
Ce n’est pas un problème en soi : KBART se focalise sur l’accès à des ressources qui peuvent – et doivent – être décrites dans des formats adaptés si on veut en présenter toute la richesse et la complexité. Pour autant, pour que cette complémentarité     entre description bibliographique (MARC) et métadonnées permettant l’accessibilité aux documents (KBART) puisse se faire, deux éléments sont impératifs au niveau du fichier KBART:

•    La description de l’accès à la ressource doit être pertinente : le champ title_url doit effectivement pointer vers la ressource, le champ title_id doit permettre de comprendre comment se structurent les liens d’accès aux volumes, fascicules, articles ou chapitres de la ressource.
•    Les identifiants utilisés (ISSN et ISBN) doivent être corrects et le découpage de l’histoire d’une revue en ses différents avatars doit se retrouver en ligne, comme d’ailleurs le stipule une autre recommandation, PIE-J.

L’analyse effectuée par l’ABES pour vérifier la qualité de ces données débouche sur un diagnostic transmis à l’éditeur qui sait alors précisément par où ses métadonnées pèchent. S’ensuit un dialogue avec ce dernier, voire un accompagnement de ses équipes techniques qui doit aboutir à une mise à jour de la plate-forme, processus qui peut être long et difficile (sous-traitance, restructuration de certains contenus,…). A l’issue de ce dialogue et au vu des améliorations apportées par l’éditeur, l’ABES peut alors attribuer le label de qualité de données, preuve de l’engagement de l’éditeur dans sa démarche globale d’amélioration de description et de signalement de son contenu. Si un éditeur ne peut que fournir un fichier KBART syntaxiquement correct mais ne respectant pas les recommandations plus fines de description, il verra ses fichiers intégrés dans BACON  tels quels et sans label, puisqu’il n’est pas question de modifier les fichiers se rapportant à des produits en abonnement courant.
La démarche est un peu différente pour les bouquets ISTEX. Dans ce cas, les fichiers KBART sont générés non pas par l’éditeur mais par l’équipe du Hub de métadonnées de l’ABES. Les découpages de revues qui ne sont pas présents sur le site de l’éditeur sont quand même indiqués sur le fichier KBART  . L’inconvénient de cette pratique est que la matière première utilisée, les listes contractuelles et le SUDOC, ne permettent pas par exemple de retrouver systématiquement toutes les informations de volumaison , notamment le numéro du premier volume/fascicule appartenant à une revue que l’éditeur n’a pas identifié comme telle (l’équipe du HUB est cependant en train de tenter de régler ce problème en agrégeant les informations trouvées dans les métadonnées d’articles). Son avantage en revanche est de pousser les éditeurs à s’interroger sur leurs pratiques  et à les faire éventuellement évoluer, comme est en train de le faire la Royal Society of Chemistry. En ce sens la démarche adoptée par le HUB rejoint celle de BACON.

Dans un prochain billet, nous expliquerons en détail comment nous réalisons les différentes vérifications.

CERCLES : un corpus supplémentaire

L’expérimentation CERCLES (Correction et Enrichissement par le Réseau de Corpus de LEnseignement Supérieur) s’est construite à partir de la demande formelle de 4 établissements, qui portaient un projet sur un corpus bien défini. Pourtant, il y a déjà deux ans, avant même que ces demandes soient formulées, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) de Paris avait émis le souhait de participer à un travail collaboratif d’enrichissement des notices Sudoc, si d’aventures l’ABES mettait en place un tel dispositif.

Un corpus supplémentaire

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La finalisation de cette participation a duré un petit plus de temps qu’avec les 4 établissements déjà cités dans les précédents billets, mais aujourd’hui, la FMSH a bel et bien rejoint le dispositif, comme prévu dès l’origine, et a commencé son travail, en suivant les mêmes méthodes et consignes que ses « co-cerclés » : signature de l’acte d’engagement, définition des axes d’enrichissements, complétude d’un journal de bord collaboratif.

Voici le détail de son engagement dans CERCLES :

Fondation Maison des Sciences de l’Homme

  • Corpus : e-books Cambridge University Press – 877 notices
  • Période de travail : février 2015 – mai 2015
  • Responsables du chantier : Jeanne Longevialle et Fabrice Mouillot
  • Référents ABES : Ilhem Addoun Poliakow
  • Points forts du chantier : création ou amélioration des liens 452, 6XX, 7XX ; création des notices d’autorités et de collection électronique manquantes ; émission des demandes de numérotation ISSN.
  • Méthodologie : pas de division du travail en « type de correction », chaque notice est traitée et enrichie dans sa globalité.
  • Les « + » du chantier :
    • collaboration avec l’éditeur en amont pour qu’il fournisse des notices conformes aux demandes du Sudoc
    • création d’un script
  • L’apport de l’ABES :
    • constitution d’un ficher témoin, pré-chantier, pour pouvoir établir ensuite un différentiel
    • expertise, conseil et dépannage

Quels sont donc les corpus pris en charge ?

Les 5 corpus CERCLES (au 01/05/2015)

Comment participer à CERCLES ?

Rappel de la consigne :

Si vous souhaitez intervenir sur des notices d’un des corpus CERCLES, vous le pouvez, à condition d’en informer l’établissement en charge du corpus, avant toute action, et d’y travailler de concert avec lui.

Un très bel exemple de collaboration s’est ainsi mis en place, entre le SCD de Picardie et le SID2 Grenoble, sur le corpus Cairn : Grenoble s’est chargé d’une partie des créations des notices de collection liées aux notices d’e-books pris en charge par Amiens.

Ce corpus, très volumineux (près de 5000 notices à traiter), aurait besoin qu’un autre établissement s’associe au SCD de Picardie. Y aurait-il des volontaires ?

Il est temps de réfléchir ensemble à l’organisation du dispositif CERCLES  au-delà de la période d’expérimentation. Il semble remporter l’adhésion des établissements Sudoc : des établissements nous ont déjà fait part de leur envie d’y participer. Il serait logique que le dispositif soit maintenu, élargi et qu’il trouve sa place dans le fonctionnement normal du réseau Sudoc. Quel rôle souhaiteriez-vous que l’ABES endosse ? Pensez-vous qu’elle devrait assurer, en plus de la coordination, l’expertise sur les données, sachant que celle-ci se retrouve de plus en plus dans un réseau où les compétences des catalogueurs pourraient être mieux exploitées ? Seriez-vous favorable à une intégration à CERCLES par parrainage, où un établissement actif du dispositif dirigerait le travail d’un nouveau-venu ? Devrait-on créer la fonction « correspondant CERCLES », ou renforcer d’une mission « contrôle qualité » la fonction du correspondant catalogage ?

Les Journées ABES nous donneront l’occasion d’engager le débat, avec la séquence « Actualités » (qui proposera un bilan du dispositif) et l’atelier collaboratif « JABESCamp », où chacun pourra partager son avis. Mais d’ores et déjà, les commentaires que vous déposerez sous ce billet alimenteront la réflexion.

IdRef : ORI-OAI, première application externe cliente

La plate-forme ORI-OAI, conçue pour gérer la production numérique institutionnelle d’établissements de l’Enseignement supérieur et de la recherche, propose une nouvelle version du module ORI-OAI-md-editor (version 1.8.3). L’une des nouvelles fonctionnalités de l’outil permet, tout en restant connecté à ORI-OAI, de rechercher, trouver ou créer dans IdRef les autorités Personnes, Collectivités, etc. nécessaires à la description catalographique des thèses.

Pour récupérer cette nouvelle version, il suffit de faire un checkout du module ORI-OAI-md-editor depuis la version 2.0 du projet ORI-OAI.

Principes et fonctionnements

Le principe est similaire à celui utilisé dans l’interfaçage de STAR à IdRef : si un n°PPN est requis dans un champ du formulaire de thèse, l’icône « Lier à l’autorité Sudoc »  est proposée. Ce lien ouvre l’application IdRef dans une iframe (fenêtre intégrée à la page de travail). Le cartouche de recherche est préparé pour que l’opérateur lance la recherche.

Si la recherche est fructueuse, il suffira de cliquer sur le bouton « Lier la notice » en bas de la notice. Alors l’iframe se ferme. Le formulaire de thèse revient en avant-plan et les données utiles sont maintenant présentes dans les champs à remplir.

Dans le cas où l’autorité recherchée n’existe pas encore dans le référentiel, il convient de la créer. Cela se fait avec beaucoup de facilité puisque les données présentes dans la fiche de thèse et intéressant l’autorité sont pré-remplies automatiquement : PPN, date de naissance, nom, prénom, etc. A l’inverse, si les données sont saisies durant la création de l’autorité, elles seront poussées dans les champs correspondants du formulaire TEF d’ORI-OAI lors du liage.

Comprendre le workflow 

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Qui est concerné ?

Cette fonctionnalité est déjà en production à Valenciennes. Tous les établissements qui référencent leurs thèses depuis ORI-OAI peuvent utiliser ce service, comme par exemple, l’Université de Lorraine, l’Université Lille 1 Sciences et Technologies, l’Université de Rennes 1, l’Université Paris 2 Panthéon-Assas…

Jacques Brassart, coordinateur fonctionnel du projet ORI-OAI,

Yohan Colmant, coordinateur technique du projet ORI-OAI

Comment « CERCLES » se met en place

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Il y a un mois, ce billet dévoilait les grands principes de l’expérimentation CERCLES (Correction et Enrichissement par le Réseau de Corpus de LEnseignement Supérieur). Les 4 établissements pilotes se sont mis en ordre de bataille, et l’ABES les accompagne : l’accord de participation (qui valide les engagements de chaque partie) est signé, les référents « ABES » pour chaque établissement et chaque corpus sont désignés, les premiers contacts ont été pris, et le chantier est parfois bien avancé. Voici des nouvelles des 4 premiers « cercles » :

SCD de l’université Paris Est Créteil

  • Corpus : périodiques Oxford University Press – 250 notices
  • Période de travail : janvier 2015 – mars 2015
  • Responsables du chantier : Ewa Nieszkowska, Hélène Pipet
  • Référent ABES : Ilhem Addoun Poliakow
  • Points forts du chantier : création ou amélioration des liens 4XX , 6XX, 7XX ; émission des demandes de numérotation ISSN
  • Méthodologie :
    • phase 1 : les liens 4XX.  À 20 liens par heure, 408 liens ont été établis, sur 20,5 heures de travail (3 jours ETP)
    • phase 2 (en cours)  : les liens 6XX et 7XX. Ce sont les liens aux autorités collectivités (et les créations afférentes) qui se révèlent les plus complexes (5 Tb créées à l’heure, en moyenne).
    • phase 3 (à venir) : numérotation ISSN, et déjà un questionnement sur la possibilité de fusions de notices pré-existantes lors des chargements de notices ISSN.
  • Les « + » du chantier :
    • création d’un journal de bord, partagé avec l’ABES, pour consigner au jour le jour son travail, ses questions à poser à l’ABES, ses galères, ses joies
    • collaboration avec d’autres établissements : le CR 26, pour les demandes de numérotation ; des SCD du réseau, lorsqu’au hasard d’une notice, on propose une délocalisation
  • L’apport de l’ABES :
    • constitution d’un ficher témoin, pré-chantier, pour pouvoir établir ensuite un différentiel
    • export de notices à la demande du SCD
    • liaison avec des SCD concernés par des délocalisations
    • expertise, conseil et dépannage

Bibliothèque Diderot de Lyon

  • Corpus : e-books Classiques Garnier – notices des imports mensuels
  • Période de travail : 6 mois après le premier import
  • Responsables du chantier : Marion Ringot
  • Référent ABES : Dominique Esmenjaud
  • Points forts du chantier : création ou amélioration des liens 452 , 6XX, 7XX
  • Méthodologie :
    • réunion de cadrage avec l’ABES : accord sur les collections à inclure dans le périmètre
    • la BDL enrichit les notices du fichier d’import mensuel
  • Les « + » du chantier :
    • collaboration ABES / Garnier pour mettre en place les imports mensuels
  • L’apport de l’ABES :
    • constitution d’un ficher témoin, pré-chantier, pour pouvoir établir ensuite un différentiel
    • mise en place d’une procédure d’import mensuel des mises à jour
    • expertise, conseil et dépannage

SCD de l’université Jules-Verne Picardie

  • Corpus : e-books Cairn- 4864 notices
  • Période de travail : avril 2015 – avril 2016
  • Responsables du chantier : Aurélie Bec
  • Référent ABES : Kattialyn Gossiaux
  • Points forts du chantier : création ou amélioration des liens 7XX : création des notices d’autorités si nécessaire
  • Les « + » du chantier :
    • collaboration avec le SID2 de Grenoble, pour la création de notices Od associées à certains titres du corpus et avec le CR 69, pour les demandes de numérotation
  • L’apport de l’ABES :
    • constitution d’un ficher témoin, pré-chantier, pour pouvoir établir ensuite un différentiel
    • mise en relation avec le SCD « partenaire »
    • expertise, conseil et dépannage

SCD de l’université François-Rabelais Tours

  • Corpus : e-books Open Edition- 1621 notices
  • Période de travail : février 2015- à préciser
  • Responsables du chantier : Véronique Lacan
  • Référent ABES : Olivier Rousseaux
  • Points forts du chantier : création ou amélioration des liens 4XX , 6XX, 7XX ; création des autorités auteurs
  • Méthodologie :
    • phase 1 : analyse des corrections et propositions d’actions à valider par l’ABES
    • phase 2 : définition des priorités en concertation avec l’ABES
  • Les « + » du chantier :
    • analyse raisonnée et préalable
  • L’apport de l’ABES :
    • constitution d’un ficher témoin, pré-chantier, pour pouvoir établir ensuite un différentiel
    • expertise, conseil et dépannage

Trop tôt pour le bilan, mais déjà des pistes …

À chaque établissement sa méthode, son rythme et son calendrier ! Conduire le chantier seul ou à deux, définir un plan d’action préalable ou avancer en faisant, il n’y a pas de règles définies. L’heure des bilans viendra, il s’agit pour l’instant de ne pas freiner cet élan positif. Ce qui commence à se dessiner, c’est le rôle de l’ABES : plutôt que de valider, il consiste à faciliter (export de notices à la demande, mise en relation avec d’autres établissements, résolution de problèmes sur une notice) et à accompagner (compte-rendu au réseau, mise à disposition d’outils). Il sera à consolider à la lumière des premiers retours effectués par les établissements CERCLES eux-mêmes.  Mais l’ABES commence à anticiper sur ce qui suivra cette phase d’expérimentation, et sur la façon d’élargir « CERCLES » aux autres réseaux. Aux établissements du réseau Thèses, par exemple, il est actuellement proposé d’enrichir les notices de thèses du Sudoc pour améliorer leur visibilité dans theses.fr (plus d’infos ICI).

Que peuvent faire les autres établissements Sudoc intéressés, pendant cette expérimentation ?

  • contacter l’ABES pour rejoindre le dispositif CERCLES ?

OUI. Des établissements se sont manifestés via twitter, via ce blog ou par mail. Des consignes précises pour contribuer seront données, lors des Journées ABES. D’ici-là, un autre établissement va rejoindre le dispositif : la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris, qui travaillera sur le corpus des e-books Cambridge University Press (plus d’infos ici).

  • participer, indirectement ?
Image Un cercle dans le cercle

Un cercle dans le cercle (By Lucy Nieto CC-BY-NC 2.0 via Filck’r)

OUI. C’est déjà le cas pour Grenoble 2 (cf plus haut) qui, souhaitant travailler sur un corpus CERCLES, a pris contact avec l’ABES pour savoir dans quelle mesure il était « autorisé » à intervenir. Ne risquait-il pas de doublonner avec le SCD de Picardie, ce qui aurait été contraire au but même poursuivi par CERCLES : la mutualisation ? Certes, la priorité est donnée à l’établissement qui porte le chantier, mais rien n’interdit de lui prêter main forte. L’établissement porteur peut ainsi devenir à son tour un référent, pour l’établissement qui souhaite collaborer. Et prendre la tête d’un petit cercle de contributeurs. La dynamique du cercle vertueux, qu’on souhaite créer avec ce dispositif, s’en trouve facilitée.

La consigne suivante est donc à passer dans les établissements :

 « Si vous souhaitez intervenir sur des notices d’un des corpus CERCLES, vous le pouvez, à condition d’en informer l’établissement en charge du corpus, avant toute action, et d’y travailler de concert avec lui ».

Webservice AlgoSudoc : prendre connaissance et remédier aux anomalies de chargement des données Sudoc dans theses.fr

Expo Asterix BNF / Manuel F. Picaud / CC BY-NC-SA 2.0, via Flickr

Expo Asterix BNF / Manuel F. Picaud / CC BY-NC-SA 2.0, via Flickr

« Nous sommes en 2015 après Jésus-Christ. Toutes les thèses de doctorat soutenues en France depuis 1985 sont recensées dans theses.fr… Toutes ? Non ! Un lot d’irréductibles notices Sudoc résiste encore et toujours à l’algorithme de chargement. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de catalogueurs des bibliothèques retranchés dans les établissements de soutenance.« 

En mai 2013, les données du Sudoc ont été chargées dans le moteur de recherche theses.fr. Un précédent billet liste (de manière non exhaustive) les raisons pour lesquelles certaines notices n’ont pas pu être chargées.
Au-delà de l’énoncé de ces quelques principes, le programme de versement des données Sudoc restait une boite noire pour les catalogueurs. Vous avez été nombreux à nous réclamer via le guichet d’assistance des explications sur le non-chargement de telle ou telle notice, souvent à la demande d’un directeur de thèse qui constatait que theses.fr ne recensait pas la totalité des thèses qu’il a dirigées. Nous vous avons répondu au cas par cas, en vous promettant une liste de toutes les notices en erreur.

Ce service est désormais (enfin !) disponible. L’ABES a développé un webservice baptisé AlgoSudoc permettant de générer à la demande un « rapport dynamique de chargement des données Sudoc dans theses.fr ». Ce rapport est un fichier .csv contenant les résultats des tests de l’algorithme. Ces tests portent principalement sur la qualité de la notice décrivant la thèse originelle (codée 105$bm) et sont divers et variés (présence, structure et unicité du numéro national de thèse, structure de la note de thèses…). Pour chaque PPN en anomalie, le catalogueur est invité à corriger la notice dans WinIBW ; le rapport dynamique lui suggère d’intervenir à tel ou tel endroit de la notice.
Aujourd’hui, des dizaines de milliers d’anomalies sont détectées, y compris pour les thèses soutenues après 1985. Face à l’ampleur de la tâche, il est nécessaire d’organiser le travail de correction. En utilisant des paramètres dans l’url de génération du rapport dynamique, il est possible de définir un lot précis (par exemple, toutes les notices de thèses localisées avec un RCR donné).

La documentation sur ce webservice est ici. Un J-e.cours de présentation de ce service aura lieu le 12 mars.

Nous espérons que ce webservice sera l’occasion pour les établissements de mettre en place des chantiers de corrections ciblés, un peu comme le traitement des ebooks de droit international achetés dans le cadre d’ISTEX  ou plus récemment comme dans la démarche des CERCLES (Correction et Enrichissement par le Réseau de Corpus de L‘Enseignement Supérieur) .
Il est évident que dans un corpus centré sur les thèses, composé de notices qui bien souvent sont des unicas, les bibliothèques des établissements habilités à délivrer le doctorat ont une responsabilité particulière.
L’ABES vérifiera régulièrement l’avancement des corrections de manière globale. Par ailleurs, l’ABES prend à sa charge un certain nombre de traitements (qui n’apparaissent pas dans les rapports dynamiques) et ne s’interdit pas de mettre en place de nouveaux contrôles, notamment sur l’absence de liens entre notices bibliographiques et notices d’autorité (tests qui eux apparaitront dans les rapports dynamiques).

Un jour, à terme, ce webservice devrait être inutile : plus aucune anomalie ne devrait être détectée par l’algorithme.

Les irréductibles notices Sudoc n’ayant pas de potion magique, elles seront vaincues par les armées de catalogueurs !

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Enrichissement mutualisé de corpus : entrez dans le « CERCLES » !

Depuis l’apparition des ressources électroniques, les modalités de signalement de ces ressources dans le catalogue Sudoc n’apportait pas de véritable satisfaction.

L’ABES apportait au réseau ses compétences en matière d’imports de notices par lots, mais ne pouvait assurer un traitement « à la notice », notamment en termes de corrections de données, lorsqu’elles s’avéraient nécessaires.

Les établissements, disposant de la ressource, pouvaient intervenir sur ce travail d’enrichissement, mais hésitaient sans doute à le faire, ne disposant pour cela ni d’interlocuteurs précis à l’ABES (en cas de doute sur les actions à effectuer), ni de visibilité sur les prochains traitements automatiques envisagés par l’ABES.

Les éditeurs, enfin, fournisseurs de métadonnées, n’entendaient certainement pas les demandes isolées d’un établissement, un client parmi tant d’autres.

Il fallait que ça change, et une des solutions résidait sans doute dans ce qui constitue notre principale force : le réseau.

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Comme nous l’ont indiqué certains interlocuteurs, via des messages sur les listes de diffusion, des tweets ou des courriers adressés à la direction de l’ABES, pourquoi ne pas travailler de façon concertée et additionner nos forces respectives ?

Ainsi, un établissement soucieux de la qualité des données pourrait, au lieu de s’épuiser dans des corrections tous azimuts, se concentrer sur un corpus précis et apporter des enrichissements sur des données clairement identifiées ;

Ainsi, l’ABES, reconnaissante de cet investissement pour le bien du réseau, pourrait, au lieu de se perdre dans des vérifications ponctuelles et uniques, s’engager à fournir à cet établissement une assistance privilégiée, en termes de consignes et d’outils.

Avec quatre établissements qui s’étaient manifestés un peu plus précisément que d’autres, l’ABES a donc lancé l’expérimentation « CERCLES » : Correction et Enrichissement par le Réseau de Corpus de LEnseignement Supérieur.

L’objectif de cette expérimentation est simple : tester une structure d’encadrement souple et facile à mettre en place, autant pour l’ABES que pour l’établissement, mais rapidement opérationnelle. Elle repose sur :

  • un cadre administratif léger : pas de convention ABES / établissement, mais uniquement un « acte d’engagement » signé par les directions des deux parties ;
  • un binôme opérationnel : un responsable du chantier dans l’établissement et à l’ABES, pour des contacts rapides et directs ;
  • un corpus bien délimité : tout corpus est éligible, pas uniquement les corpus de ressources électroniques ;
  • des conditions de participation libres : la nature des enrichissements, le délai, le temps et les moyens humains affectés au chantier sont laissés à l’appréciation de l’établissement.

Voilà  les 4 premiers établissements du « CERCLES » et les corpus retenus :

 

Les établissements et les corpus choisis

Les établissements et les corpus choisis

 

Selon la taille des corpus choisis par ces quatre établissements pionniers, leurs moyens d’investissements, le bilan de chaque expérimentation n’aura pas lieu au même moment. Mais dès les prochaines journées ABES, nous disposerons d’éléments d’informations, à partager avec vous.

Ce sera probablement l’occasion pour d’autres établissements de se positionner : nous espérons ainsi créer un cercle vertueux et intégrer ce dispositif dans un fonctionnement naturel de travail en réseau.

iln2td3 : un nouveau web service pour le suivi des propositions Rameau

Lors de la Journée des correspondants Autorités du 2 octobre dernier,  le besoin d’un outil dédié pour faciliter le suivi souvent fastidieux des Propositions Rameau avait été exprimé. C’est chose faite grâce au dernier né des webservices proposés par l’ABES. Nom de code :  « iln2td3″.
Si ce webservice a bien entendu pour objectif premier de faciliter le traitement et le suivi des Propositions Rameau par les correspondants Autorité, il entre également dans le cercle vertueux des Chantiers Qualité orchestrés par l’ABES.
Comment ça marche ?
Simple d’utilisation, le webservice s’enclenche en saisissant dans son navigateur l’URL :  http://www.idref.fr/services/iln2td3/X  –  dont on remplacera  le X situé à la fin par le numéro de son ILN, comme par exemple, pour l’ILN 15 (DDoc Bordeaux) : http://www.idref.fr/services/iln2td3/15
 A partir de cette requête, le webservice récupère dans la base Sudoc la liste des notices ayant le statut « Td3″ (= Propositions Rameau) et génère un fichier tabulé qui s’ouvre – et peut s’enregistrer – sur le poste de travail. Ce fichier comporte 6 colonnes  :
  1. PPN des notices Td3
  2. ILN concerné (iLN 15 dans cet exemple)
  3. RCR créateur de la Proposition
  4. Date de création de la Proposition
  5. Zone 250
  6. Zone 830
 Quelques exemples de suivi que devrait faciliter ce webservice  :
  • s’assurer que les Propositions RAMEAU sont pertinentes ;

  • saisir les Propositions dans le FNPR avec le numéro PPN des notices Td3 créées ;

  • en cas de refus du CNR : alerter le catalogueur à l’origine de la Proposition ;  supprimer la notice Td3 et procéder à la ré-indexation de l’ouvrage.

Vos retours d’usage sont bienvenus en commentaire.  Mais avant cela… « Bonnes fêtes à tous !!! »