Un chantier « qualité » sur les données d’autorités

C’est un chantier modeste par le volume des notices concernées, mais important par ses impacts, que nous mettons ici en lumière.

Dans les notices d’autorités de la base Sudoc, les zones Unimarc 5XX permettent de faire des liens vers d’autres notices (lien de type « Voir aussi »). Sur un affichage public, cela se matérialise ainsi :

Notice d'autorité avec zones 5XX

Le bloc 5XX du format Unimarc Autorités prévoit 8 étiquettes différentes, chacune devant contenir un lien vers une notice d’autorité spécifique : l’étiquette 500 doit pointer  vers une notice d’autorité « Personne physique » (Tp), l’étiquette 510 vers une notice d’autorité « Collectivité » (Td), l’étiquette 515 vers une notice d’autorité « Nom géographique » (Tg), etc.

Le chantier a donc consisté dans un premier temps à vérifier ces liens, dans un second temps à rectifier l’étiquette lorsqu’elle avait été utilisée à mauvais escient.

Par exemple, dans toutes les notices où un lien en 550 pointait vers une notice autre qu’une « Autorité nom commun » (Td), il a fallu intervenir pour rétablir un catalogage conforme aux préconisations de l’Unimarc A (dans la notice liante et parfois dans la notice liée).

De tels liens erronés peuvent avoir de multiples sources : erreur de catalogage, mais aussi non répercussion de mises à jour effectuées par la BnF dans son catalogue sous la forme d’un changement de typage dans l’autorité liée.

Un exemple concret :

L’autorité Td Symbolisme dans la Bible est devenue Tu Bible — Symbolisme.

Pour des raisons techniques, la notice liée Td Lumières et ténèbres dans la Bible, mise à jour côté BnF, n’a pas été refournie au Sudoc qui a conservé une étiquette de lien 550 vers Bible — Symbolisme, alors qu’une étiquette 530 s’imposait désormais.

Il en a résulté un défaut d’affichage dans le Sudoc d’une part ; des anomalies dans les exports, bloquantes pour certains SIGB, d’autre part.

Ce chantier a concerné quelques centaines de notices d’autorité.

À l’échelle du catalogue Sudoc, c’est heureusement peu.

Il fallait pourtant le faire, pour la raison évoquée ci-dessus et au moins pour 3 autres, au-delà de l’intérêt pour le travail bien fait :

  1. les notices d’autorités jouissent désormais d’une grande visibilité, via l’application web IdRef  : elles doivent être impeccables ;
  2. elles sont alignées avec d’autres référentiels nationaux ou internationaux : nous nous devons d’exposer des données fiables ;
  3. elles sont exportables vers d’autres applications, dans d’autres formats, dont l’ABES ne pourrait contrôler l’affichage, s’il s’avérait erroné.

 

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